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FE 01 -
06/1
Ass. Le Pied de la Lettre
12 titres
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N° 148 - Octobre 2006 |
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Les habitués du festival de Barjac connaissent cet
artiste qui se produit tous les ans dans la rue durant la semaine. En
1998, avec le groupe "Avant l'hiver", François Eberlé débute
son aventure dans la chanson. Auparavant, il proposait des compositions
pour des chœurs, des ensembles instrumentaux avec l'envie de conjuguer le
mot à la musique. François Eberlé écrit dorénavant les textes et les
musiques de ses chansons et les interprète au chant, à la guitare et au
piano, accompagnée
de sa fille Marie au chant et au violoncelle. Entre esquisses,
portraits, rêveries ("Ces amours qui me portent"), sur
des accents folks, leurs chansons mêlent romantisme ("Madame "),
tendresse ("Cet aveu ", "Reste auprès de moi "), nostalgie
et révolte contre ceux qui renient leurs idéaux ("Peace and
dreamer"), fronde libertaire et agnostique non dénuée d'espérance
("Ecoute curé "). Ils rendent aussi hommage à "Robert-Louis
Stevenson ", symbole de ceux qui parcourent leurs rêves et avec
le portrait de Lucky, exilé de l'est, célèbrent la musique comme dépassant
les frontières et les barrières. Enfin avec la chanson "C'est
dans la rue ", ils saluent le public de passage qui prend le
temps d'une pause, d'une écoute. Un disque chaleureux, doux à l'oreille,
généreux. C'est l'essentiel!
F.P.
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"Présence "
3712GYC - Gamelit Publishing
10 titres
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N° 107 - Janvier 2003 |
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Sur des
musiques romantico-symphoniques ou disco-électroniques («Je voudrai
tant», «Danser 2000»), un déversement de bons sentiments («Le
vrai but», «Nous», «Si j’étais politique») dont
on ne niera pas la sincérité, mais les bonnes causes ne font pas forcément
les bonnes chansons. Côté voix, fort belle et bien placée, on songe à
Sardou ou à «Notre Dame de Paris». Ce n’est pas injurieux mais loin
de ce que nous aimons généralement écouter. Le jardin d’Edène est
plutôt éloigné de nos propres sentiers
F.P.
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"Prendre
l'air"
SP01 - Sérénade Productions
26 avenue de la
Porte Brunet
75019 PARIS - (
01 42 41 31 56
9 titres
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N° 145 - Juin 2006 |
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Cet auteur compositeur, guitariste et harmoniciste, qui a collaboré
avec Rita Mitsouko, Sinclair et Daniel Darc, a décidé d'ouvrir ses
tiroirs et de passer à la carrière solo. Ce premier album mélange des
compositions acoustiques et intimistes et des morceaux plus copieusement
arrangés avec l'addition de piano,violoncelle, orgue et cordes. Entre
folk-rock et pop façon années 80, dans une ambiance propice au vague à
l'âme que suggèrent des titres comme la "Morne saison ", Jean-Paul Effe fait, brièvement "L'inventaire "
d'une vie, des envies, des erreurs, des oublis, des déboires, en
particulier ceux des relations humaines ("En finir "). En
quelques titres, le solitaire en proie aux doutes existentiels qu'est
Jean-Paul Effe nous questionne ("Ce qu'il manque "), nous
invite à le suivre, à "marcher sans repères" à "prendre
l'air ". Il nous
entraîne à la rencontre d'un ange qui lui inspire un "Sourire étrange
" et nous incite à prendre "Soin de l'esprit ".
Fort bien réalisé par Georges Betzounis des "Pure Sins",
l'album fait la part belle aux instrumentations, la voix, elle, est plutôt
effacée, discrète, idéale pour suggérer le "spleen" qui
baigne ce disque. A écouter les jours de gaieté !
F.P.
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Gilles Elbaz
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Gilles Elbaz - - 10 rue F. Roosevelt
56100 LORIENT
(
02 97 83 05 06 - Fax 02 97 83 05 00
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Le reflet dans la vitre" et
"Rue des Envierges"
©
ELB 1122 - Distrib. Scalen
23 titres
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N° 81 - Septembre 2000 |
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Une remarquable réédition de 2 albums datant de 1984
et 1988, tant sur le plan esthétique (pochette et livret, enregistrement
et remastérisation)que du point de vue artistique. Car ces titres,
pourtant écrits entre 76 et 84, n'ont rien perdu de leur modernité.
Quant à l'écriture de Gilles Elbaz, bien que sans concession, alliant
exigence poétique et rigueur, elle sait avec sa voix s'insinuer en nous
en toute simplicité, nous envoûter, suggérant images, sentiments, émotions,
impressions de voyage, nous promenant de la "Rue des Envierges"
au Liban, de l'Irlande au "Sourire de Bouddha". Pour lui,
"les mots sont de la musique, et Gilles, en tant qu'amoureux du jazz
autant que de la poésie, réussit, dans plusieurs de ses titres
("John Coltrane", "Le vieux clarinettiste") la fusion
entre ces deux passions, bousculant clivages et étiquettes. Dans cette
aventure musicale et poétique, 4 musiciens l'accompagnent: Robert Suhas
(claviers), Jeff Sicart (anches, saxes et flûtes), Bernard Fellous
(percussions), Kirt Rust (drums), ainsi que Pascale Degli-Esposti aux
choeurs. Les noces joyeuses du rythme et du verbe. Un régal.
F.P.
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"Ici...Ballades, Sonnets, Sonnailles et
autres Villanelles" ELB330 - Autoproduit
Distrib. SCALEN Disc 16 titres
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N° 70 - Septembre 1999 |
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13 chansons et 3 textes
C’est un réel plaisir que de pouvoir réentendre Gilles qui se consacre
depuis plus de 20 ans à l’école des ACP dont il est l’un des
3 (c’est-à-dire 4) mousquetaires fondateurs. Pleine de force et de
précision, sa voix, (encore une voix de breton!) mord dans les mots du
voyage et des découvertes. J’ai ressenti un Gilles empreint d’une
philosophie un peu mystique où l’humain cherche son équilibre dans le
monde. Trois thèmes reviennent sous-jacents: la mer, la terre, le temps.
Qu’ils soient parlés ou chantés, les textes
sont de Gilles Elbaz sur des musiques intelligentes de Christophe
Belhair. Quant aux arrangements de Michel Goubin, ils sont remarquables,
de par leur variété et leurs astuces inattendues mais bienvenues.
M.V.
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Elisabeth
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Editions
de l’Impossible - BP 98
78703 Conflans Cedex
(
01 39 72 94 80
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“Les temps sont durs” IMP
980101
Editions de l’Impossible 12 titres
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N° 54 - Mars 1998 |
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Une chanteuse
contestataire, révoltée comme un Lény Escudéro au féminin. Elle écrit
ses musiques sur des paroles truculentes ou anars de Rolland Hénault et
tout y est passé à la moulinette: les hommes et les femmes politiques,
les militaires, les flics, les patrons et les usines, les curés et les
rosières, les banquiers, Stéphanie de Monaco et Danièle Gilbert.
C’est décapant et somme toute très sain, celà plaît beaucoup à
notre râleur de service. Surprise,
la voix d’Elisabeth a parfois des intonations qui rappellent Anne
Sylvestre. Dommage que l’enregistrement soit un peu rustique. Un peu
normal pour un auto-produit qui ne nage probablement pas dans le fric!
M.V.
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“L’hymne au printemps” Ouï 2000 02 - Co-prod.Aquiscène
& Radio-France Limoges
Aquiscène - 24700 ST REMY (
05 53 82 49 19
site : http://aquiscene.ifrance.com 18 titres
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N° 54 - Mars 1998 |
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Un très bel hommage rendu ici à Félix Leclerc. Avec une voix très
pure, beaucoup de lyrisme et de respect pour cet auteur, Elise revisite ce
répertoire tout juste ponctué par quelques intermèdes de sa composition
ou empruntés à la tradition. Elle pose ces chansons sur le piano présent
et discret d’Alain Niarfeix, soutenu par instants par l’harmonica de
Laurent Cagnon. Une promenade tantôt enlevée et fantaisiste, parfois
nostalgique et romantique dans l’univers du poète, dans “ce pays plus
grand que les rêves”. Un hymne à la vie et à l’amour.
F.P.
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“Cordoue, Tlemcen, Paris” Prod. Mohican
Magnétique/Edito Hudin
Distrib. Mélodie 13 titres
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N° 114 - Septembre 2003 |
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D’origine judéo-espagnole, Fabienne Elkoubi est née à
Tlemcen en Algérie, pays qui avec l’Andalousie à façonné son âme
("Vivre et mourir chanteuse "). Ce disque est tout
entier imprégné de ses influences méditerranéennes, de l’évocation
d’Esmeralda à celle de "Fairuz " en hommage à la
grande chanteuse libanaise et à sa mère, du souvenir de "Tlemcen,
ma terre " à celle du chant venu d’Oran ("Raine,
reinette, l’Oranaise "). Mais ces titres sont avant tout
odes à l’amour, à la vie, célébrant ces "Femmes-flammes "
qui, au-delà de toute frontière, sont solidaires par le cœur, malgré
les souffrances que chante ici Fabienne, empruntant ce beau texte à
Georges De Cagliari ("Pourquoi pleurez-vous mes sœurs ? ").
La voix claire de Fabienne Elkoubi sait transmettre à merveille émotion,
nostalgie et espoir d’un monde fraternel. Réalisé et arrangé par
Pierre Chérèze, ce disque mêle harmonieusement influences orientales et
flamenco, violon, basse, accordéon, mandoline, oud et derbouka. Le chant
chaleureux d’une femme libre et engagée ! Lumineux !
F.P.
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“Rendez-Vous” CD
193 - Autoproduit
Mohican Magnétique - 8 rue Paul Cézanne
94OOO Créteil - (
O1 42 64 O3 95 13 titres
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N° 52 - Janvier 1998
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13 titres d'auteur-compositeur et un ("J'avais rêvé")
de la comédie musicale tirée des "Misérables" d'un certain
Hugo, musicalisée par Alain Boubil et Cl. Michel Schoenberg, dans
laquelle Fabienne jouait Fantine. C'est un rendez-vous avec la nostalgie
que nous donne cette chanteuse d'origine judéo-andalouse, "rapatriée
d'Algérie" en 62. Fabienne n'a rien oublié de son enfance, de ses
racines où l'hébreu pactise avec l'arabe (elle précise : transmis avec
leurs imperfections tous deux par voie orale). Pierre Chérèze,
guitariste génial et arrangeur inventif, a dirigé l'enregistrement réalisé
avec Farid Aouameur à la basse, Robert Legall à la mandoline et au
violon et Ahmed Djemaï aux percussions. De toutes les chansons, j'ai préféré,
je l'avoue, les traditionnelles (judéo-espagnoles, arabes et hébraïques),
ainsi que celles où l'influence orientale dans la ligne mélodique
mettent si bien en valeur la voix nuancée et vibrante de Fabienne ("Fairuz"
par exemple). J'aime (presque toutes) les autres aussi pour leur générosité
pleine d'humanité.
M.V.
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