|
|
|
|
|
|
"Breloques et paradis"
et CD d'enregistrement de répétition
Démo - Convoyeurs de Sons
4 et 5 titres
|
N° 98 - Mars 2002 |
|
|
|
Sur des accents de
folk-rock, au son de la mandoline et sur des riffs de guitare, Tibert
rageur balance ses chansons comme autant de coups de projecteurs sur notre
quotidien : histoires de paumés (“ Nicky ”), de vies ordinaires mal barrées, de chômeurs,
d’errance (“ Lettre à un ami ”) ou révolte contre cette raison d’état
qui fait les guerres et des hommes des soldats (“ La revue des poilus ”).Energique et percutant !
F.P.
|
|
|
|
|
|
|
"Petite Joie"
Association
du Sang Neuf
109 avenue de Stalingrad
91120 PALAISEAU
5 titres
|
N° 140 - Janvier 2006 |
|
|
|
Tiramisu, comme son nom
l'indique, est un délicieux mélange de saveurs. En l'occurrence, le
dessert est plus mordant que sucré tant l'univers musical des ces 6
musiciens est, certes varié, mais avant tout explosif. Pas de frontières
pour cette escapade musicale, la chanson "traditionnelle"
(" Petite joie ") côtoie le swing tzigane (" Les
oubliés ", " L'attente "), voire le rock plus
électrique (" Il nous reste "). Après une période de
rodage avec "Mise à nu" en 2003 qui lança le groupe, ce second
CD impose dorénavant au groupe une griffe singulière qui lui permet de
donner libre court à son énergie débordante.
J-P.C.
|
|
|
|
|
|
|
" Le
pianiste aux mille et une chansons"
AC01104
Prod. L'Acte Chanson - BP44136
34091 Montpellier Cedex
(
04 67 04 08 61
15 titres
|
N° 124 - Juillet-Août |
|
|
|
A défaut de mille et une
chansons, ce ne sont pas moins de 15 titres que nous présente cet ACI
audois, seul à son piano. Le répertoire navigue entre chansons
personnelles et chansons "à la manière de", en l'occurence
Gainsbourg (" L'oeunuk du STB ") ou Perret (" Chez
McDo "). Ce véritable chansonnier "glock' and droll"
(sic) donne même parfois des one-man shows carrément axés sur
l'imitation, en particulier au célèbre Caveau de la République. Depuis
7 ans, il roule sa bosse pour apprendre le métier sur les diverses scènes
audoises, vantant pour notre grand plaisir sa "cuisine bio, garantie
sans additifs ni agent artistique", en véritable artisan de la
chanson. Ce mélange des genres n'en recèle pas moins une cohérence
issue d'une véritable écriture originale et personnelle qui stigmatise
souvent avec humour, entre autre, les journaux à scandale (" Paparazzi
"), la mal-bouffe ("Chanson bio ", "chez
Mc Do ") ou la guerre (" Hôtel Pierron ", " cité Bel-Air ").
L'amour (" Ma p'tite gastro ") et la tendresse (" Les
souvenirs ", " La grand' roue des sentiments ") y
gardent néanmoins une place de choix. Nous pouvons en toute assurance lui
renouveler un mandat pour un second septennat !
J-P.C.
|
|
|
|
|
|
|
"Les
mammifères"
©
3016785 - Disques Office
RYM Musique
13 titres
|
N° 125 - Septembre 2004 |
|
|
|
Saluons ici
le retour après une vingtaine d’années de silence d’un des "hérauts"
de la chanson francophone des années 70, auteur d’une multitude de 45
tours et d’une dizaine d’albums - dont "Comme le temps file "
grand prix de l’académie Charles Cros - qui mena une carrière le
conduisant au hit-parade avec "Dis Madame s’il vous plait "
et qui vit sa consécration d’auteur avec "L’homme fossile "
repris par Serge Reggiani. Ce disque signe aussi les retrouvailles avec
Jean Musy aux arrangements. Passé la première surprise des
orchestrations parfois touffues et "tonitruantes" comme dans ce
"Big bang " qui ouvre le disque, on se laisse
prendre par la voix de Pierre Tisserand, grave, profonde, une de ces voix
burinée par la vie, modelée par les épreuves, les désillusions, qui
prend les accents tragiques de
l’ironie quand celui-ci jette un regard caustique sur notre humanité
("Les mammifères "). Pierre Tisserand dénonce, non
comme un donneur de leçons, mais comme un être déchiré, blessé par la
bêtise humaine, celle qui transforme notre planète bleue en une
bouillante "Bassine ", qui prétend détenir et
dispenser "La meilleure éducation ", qui bâtit
des sociétés laissant sur le bas-coté des routes des laissés pour
compte, des déracinés ("Bal people "). Déchirant, Pierre Tisserand l’est aussi quand il se fait plus
intimiste, qu’il chante les sentiments d’un homme que « Le
bonheur rend malheureux », se bat, avec les armes de l’humour,
contre les affres de la vieillesse ("Du sang sur la corne ")
et l’angoisse de la mort ("Curieusement ").
L’homme est capable des plus salutaires "coups de gueule" mais
sait aussi, avec tendresse, esquisser la douleur de l’absence, de la séparation
("Si tu meurs, je te tue "), faire les portraits
sensibles d’une " joueuse de flûte ", de ce
"Vieillard du lac " regardant avec nostalgie un pays
qu’il ne reconnaît plus. Des mots essentiels, ciselés, agencés avec
habilité, malice mais aussi délicatesse, une voix nécessaire, pleine de
force, de conviction, de générosité, une parole authentique au milieu de cet océan de virtualité et de
médiocrité qui préside aujourd’hui, voilà bien des raisons d’écouter
et d’aimer ce disque. Merci
Monsieur Tisserand !
F.P.
|
|
|
Les Tit'Nassels
|
Association Les Tit’Nassels
Aurélien Mathot -
1637 rue St Romain - 42153 RIORGES -
(
06 12 78 42 78
e.mail: titnassels@caramail.com
|
|
|
|
|
"Bric-à-brac"
TIT’PRODC002 - Autoprod.
15 titres
|
N° 103 - Septembre 2002 |
|
|
|
Ce duo fort original confirme ici le «coup de pouce»
avec lequel nous avions salué leur premier disque et continue ses tit’balades»,
entre légèreté et gravité, jetant un regard plein de douceur et
d’ironie sur notre petit monde du haut de leur habitacle, naviguant au
gré du vent de leurs sentiments. Ils nous font partager quelques
portraits brossés par petites touches impressionnistes, dignes héritiers
de Prévert ou de Doisneau. On y rencontre un clown, un «vieux con»,
Jojo le mendiant («C’est dimanche») et un ecclésiastique à la
tenue anachronique. Chemin faisant, ces saltimbanques nous entraînent
dans cette «Rue Bon espoir» où ils déballent leurs petites
histoires simples, faites d’amour, d’humour, de tendresse («Mes
langes») et joyeuse révolte («Les pavés»). Un univers poétique,
entre mélancolie et fantaisie, un ton parfois surréaliste que vient
renforcer l’originalité musicale, la richesse des sonorités et des
multiples instruments utilisés par ces deux artistes. Un joyeux et
merveilleux bric-à-brac dans lequel on fouille avec bonheur !
F.P.
|
|
|
|
"Et Hep !"
TIT’PRODC001 - Autoprod.
13 titres
|
N° 98 - Mars 2002 |
|
|
|
Un duo fort original composé de Sophie Perrin au
chant, claviers, xylophone, mélodica et autres percussions et d’Aurélien
Mathot au chant, guitare, accordéon et tambourin, tous deux auteurs et
compositeurs qui nous proposent un voyage dans leur univers ou alternent rêve
et mélancolie, légèreté et gravité. Derrière une apparente
fantaisie, les rythmes enjoués, le regard qu’ils portent sur le monde
du haut de leur nacelle est vif et perçant. Passant de la dérision avec
quelques flèches décochées aux touristes de “ Première,
seconde classe ” à des portraits sensibles de vies broyées et
malmenées par la vie, celle d’un “ Roger ”
noyée dans l’alcool, d’un “ Pierrot ”
qui nous rappelle le Jeff de Brel ou d’une Cassandre dont la vie se
consume avec ses rêves envolés. Portant un regard amer sur ce mois de
“ Juillet ” et les
artifices d’une fête qu’ils ne partagent pas, un regard lucide et
engagé avec une évocation de la mort de Malik Oussékine (“ Un
homme est mort ce matin ”), les Tit’Nassels ne mâchent pas
leurs mots et contre le désespoir nous invitent autour d’un verre à
changer la vie (“ On ref’ra
le monde ”). Entre chanson réaliste et ambiance surréaliste,
provocation et tendresse, un duo au ton neuf, d’une grande variété
musicale. Des Tit’Nassels qui ne demandent qu’à s’élever.
F.P.
|
|
|
|
|
|
|
"Vivant" ©
DDK01 - DoDéKa & A Tomé prod.
Mélodie distrib.
14 titres
|
N° 100 - Mai 2002 |
|
|
|
Un autre alchimiste du son et du verbe, inclassable,
incomparable homme-orchestre qui fait de son corps un instrument et rythme
les mots à grands renforts de claquements de langue et d’onomatopées..
Tomé est à la fois un conteur, un acteur, un humoriste et un fabuleux
chanteur dont la voix parfaitement maîtrisée se fait tour à tour
sensuelle, sauvage, douce ou rauque. Avec son allure de barbare, d’indien,
armé de son tricardon, instrument de son invention à trois cordes, à
lui seul, Tomé est un théâtre, un opéra, une comédie humaine. Ce
disque nous le restitue bien vivant, en scène, à la Maroquinerie.
Onirique ou mélancolique quand il se fait l’écho de notre condition d’êtres
Désesperement humains” penchés sur la terre comme des anges
déchus, des “Bossus”, désinvolte et satirique quand il lance
un appel joyeux à l’ivresse (“Tout le monde devrait…”),
Antoine Tomé sait aussi plus que tout autre déclencher le rire avec un
savoureux récit de voyage (“Bankiz’blues”) ou l’évocation
de ses “Courses à mobylette” ou de “Madame
Da Silva”. Grand sorcier, avec ses mélopées étranges, son
folklore imaginaire, unique et en dehors des conventions, Tomé puise à
la source de toutes les musiques, cri primal et cri du cœur, pour une poésie
simple et sans artifice. Magique et surprenant !
F.P.
|
|
|
|
"Voyage"
TOM CD 1 - Autproduit
Musisoft distr. - La Boutique Prod.
16 rue Dunoyez - 75020 PARIS
16 titres
|
N° 68 - Juin 1999 |
|
|
|
16 titres d’auteur-compositeur dont 2 sont musicaux.
Pour son deuxième album, Antoine a peaufiné l’écriture de ses textes
sans abandonner pour autant ses bizarres onomatopées qui le rendent
inimitable. On chercherait en vain chez lui une quelconque filiation avec
d’autres chanteurs, même si les thèmes et l’importance des rythmes l’apparentent
parfois à Bernard Lavilliers. Ces rythmes jouent un rôle primordial dans
son répertoire et il utilise même sa voix avec une étrange habileté
comme un instrument de percussion. Il en joue par exemple dans l’un de
ses titres que j’ai qualifié d’ instrumental ("Zabo").
L’autre instrumental est joué par un tio de tricardons, cet instrument
à 3 cordes dont il est l’inventeur. En ce qui concerne les 14 titres
chantés, ils sont riches d’invention, d’humour, de tendresse et de
loufoquerie, empreints des voyages qui tiennent une si large part dans la
vie de Tomé. Il nous démontre aussi sa capacité à traiter les grands
thèmes : Sa chanson "Sarajévojava" est superbe.
M.V.
|
|
|
|
|
|
|
"Sur
la corde"
Autoproduit
10 titres
|
N° 147 - Septembre 2006 |
|
|
|
Ce groupe de Chambéry, né en 2002, de la rencontre de Jean (guitare,
chant) et Sank (guitare, mandoline, ukulélé) s'est d'abord illustré
dans des reprises de Brassens avant que leurs propres compositions
prennent peu à peu le pas et que Guillaume à la contrebasse les
rejoignent en 2003. Ce premier vrai album voit leur style affirmé, nourri
de Brassens ("L'enterrement ") mais aussi de références
plus actuelles comme La Tordue ou Noir Désir. Les mélodies simples,
alertes et efficaces des deux guitares et de la contrebasse soutiennent
des textes engagés, percutants, pertinents qu'ils n'hésitent pas à développer
longuement loin des chansons formatées. Ils font le portrait caustique
d'une société où, dans "les salons bleus ", la télévision
se fait drogue à accoutumance, fait le lit des peurs et celui de l'intolérance.
Ils chantent la misère sexuelle qui fait les femmes objets ("J'irai
cracher "), la dérive sécuritaire ("Les yeux "),
nous parlent de faits divers signes d'un désespoir contemporain ("Drame
moderne "). Ils nous disent un monde où la vie a fait place à
la survie, cette angoisse de "Vivre avec les morts ", ces
"Larmes blanches " versées devant l'oppression généralisée.
L'originalité de ce groupe, loin des propos militants convenus, tient
dans la qualité du texte poétique et réaliste et le sens du portrait
("Johnny la nuit "). On ne s'étonne pas alors qu'ils
rendent aussi hommage à Gaston Couté avec "Le printemps ".
Un groupe déjà soutenu par plusieurs lieux de la région de Chambéry
mais dont le chant rebelle devrait résonner bientôt plus fort et plus
loin. De la vraie chanson de parole !
F.P.
|
|
|
|
|
|
|
"Danse
avec les pingouins"
Label FBI Prod
(
04 50 79 57 12
contact@fbiprod.com
Démo
6 titres
|
N° 145 - Juin 2006 |
|
|
|
Fabrice Ravier, alias Toufo, est
un jeune homme totalement déjanté, son site en témoignera pour qui en
douterait ! Ajoutons-y, dans la préfiguration de son futur CD 16 titres
à venir, les histoires loufoques et autres jeux de mots de super-papy,
roi de la maison de retraite, sa copine Nicole qui est moche quand elle
rigole, le pingouin, roi du patelin ou le petit chat qui fait le comédien.
En choisissant ce type de répertoire "de comédie", notre
joyeux drille qui promène sa guitare et son vieux synthé depuis 2004 ne
fait pas dans la facilité. La démonstration sur scène doit
vraisemblablement être plus probante. A découvrir le 10 octobre
prochain, en 1ère partie de … Guy Bedos, lors de l'Estival
de St Germain en Laye.
J.P.C.
|
|
|
|
|
|
|
"Soyons
classe" ©
Label
ACTive Sound
Distribution Mosaïc Music
Contact scène (
01 43 46 20 40
12 titres
|
N° 145 - Juin 2006 |
|
|
|
Après 4 albums et 10 ans de bons et loyaux services
au sein du groupe "les Escrocs" ("Assedic ",
"Loukoum et camembert ", c'était lui !), après "Soyons
brefs ", Eric revient avec un second album, accompagné par trois
musiciens issus de la scène jazz, à savoir R. Toulon au piano, B.
Haïouani à la contrebasse et R. Ménière à la batterie. Notons la
sympathique participation de 13 amis invités sur un titre ("Le coin de la
nappe ") dont Bénabar, Sansévérino, M. Lods, Wally, Ch.
Dumont, Charlotte etc et… le Dr P. Pelloux (comme quoi, l'urgence mène
à tout !). Cette grande gueule au cœur tendre se fait le porte-voix d'un
quotidien banal qu'il sait, de sa plume habile, parfaitement magnifier,
tels la petite chanson qui nous accompagne pour la journée ("La
chanson du matin "), l'inspiration à saisir à tout moment
("Le coin de la nappe ") ou un bon vieux blues dans la
peau ("Le blues du trompettiste " : "j'aurais jamais
imaginé/en entendant le vieux Satchmo/qu'un jour je pass'rais mes
journées/à faire du vent dans un tuyau"). Humour et tendresse,
encore, dans ses portraits réalistes bien troussés ("La dame pipi",
"Le tango affriolant ", "Poule à bijoux "),
humour et vacherie ("Miss France"), humour et compassion
pour les alcooliques, "Les poches " ("les poches
n'ont rien d'autre à faire/que de noyer dans l'anisette/les souvenirs
sous la poussière/qu'elles cachent dans leur pauvre tête"). Puis,
tout à coup, comme aurait pu l'imaginer Trénet, la tour Eiffel se met à
draguer tous les monuments de Paris ("La Tour Eiffel ")
et un piano en folie ne rêve que de regagner son magasin ("Le
piano du Queen Elisabeth II "). Enfin, fidèle à son
habitude, il n'oublie pas de mener sa "petite révolution
joyeuse" contre la bêtise ("Vol au dessus d'un nid de
babouche" : "le jour où tous les bons gaulois/mettront
babouches à la maison/on pourra dire enfin cette fois/t'es réussie
l'intégration" ou encore "le jour où Georges W. Babush/port'ra
la barbe et les babouches/Air Force One sera tapis volant/et Oussama aura
des 'tiags et un chapeau texan"). Vingt ans après (déjà !) un
tragique mois de juin, voilà un véritable clown à la Coluche qui fait
du bien et, avec lui …désopilons !!
J.P.C.
|
|
|
|
|
|
|
"Jean
c'est fou"
Mosaïc
Music Distribution
Promotion Presse Texto
21 rue Moret - 75011 PARIS
(
01 48 07 81 49
12 titres
|
N° 153 - Mars 2007 |
|
|
|
Cet ACI mayennais écrivit
ses premières chansons à 15 ans puis, après un détour par les ex-ACP,
en passionné d'écriture, il écrit en 90 un texte sur la mort de S.
Gainsbourg duquel naît un album concept "Les 7 jours de
Gainsbourg" (93). Tout en tournant régulièrement, il collabore à
de nombreuses expériences télévisuelles, théâtrales et poétiques
("Autour de Prévert"), 2ème CD en 98, puis, après
un confidentiel "Gainsbourg à la Brassens" (2001) et un
spectacle consacré à Vian, il nous présente ce 4ème CD. On
y retrouve à la guitare, et aux arrangements le talentueux T. Garcia.
Jean qui rit ou Jean qui pleure ? Elégance, voix douce et regard
ironique, il raconte la vie sans retenue. Au milieu d'un torrent de
douceur et de bons sentiments, quelques éclats pour stigmatiser une société
individualiste (""On" est un con ") ou la mort
par le travail sous le modèle japonais ("Karoshi "). Séducteur
fin et ironique, la tendresse émeut dans ce rapport filial homme-fillette
au prénom sanskrit indien ("Ananda ") autant que sa mégalomanie
de second degré dans cette centaine d'autocitations ("Jean c'est
fou ") ou l'honneur fait aux formes généreuses de l'éternel féminin
("Julia Roberts "). Le charme opère au fil des titres.
J.P.C.
|
|
|
|
|
|
|
"Prends
ta main dans ma gueule" ©
14 titres
|
N° 154 - Avril-Mai 2007 |
|
|
|
Nos 4 gais lurons nous reviennent
avec un nouveau CD suivant les derniers "La télé en panne" (P.
Perret revisité en 2004) et "Faisez du vélo" (2003). Ne
cherchez pas la signification du mot "Trapettiste". Ils ne
viennent pas des Yvelines, mais de Saône et Loire, car voilà bientôt 10
ans que ces artistes ont débuté dans la cité abbatiale de Cluny. Ils
viennent d'ailleurs d'y préparer leur dernier spectacle PTMDMG (sic!),
dans leur formation actuelle, à savoir, les sœurs Elodie et Estelle
Berginal, Florian Girard et Eddy Chevallier. Emule de Vian, F. Blanche et
autre Yanne, l'écriture de Florian est un régal, le titre un rien
provocateur est là pour l'attester. Tour à tour, chacun(e) est musicien
ou chanteur d'un répertoire décapant, humoristique et grinçant à la
fois. Les chasseurs et les supporteurs de foot, également avinés, sont
la cible facile de nos lascars qu'il est bon "de laisser battre la
campagne … elle ne se plaint pas !" (sic !). Si, en priorité,
l'importance est donnée au dérisoire, telles ces histoires banales ou
extraordinaires sur les paillassons de Fred Astaire, le nez d'Eléonore ou
les farces de Norbert qui se meurt de rire, l'attention redouble à l'évocation
des enfants différents qui dérangent. Vaguement tango, vaguement valse,
mais surtout swing, on vibre à ce mélange des genres dans la veine des
Wriggles ou des Joyeux Urbains. Pour résumer l'esprit potache de ce
groupe à l'impertinence rafraîchissante, citons le titre de
l'instrumental endiablé qui clôt l'enregistrement : "La course
en slip " ! Tous prêts
pour le départ ?!
J.P.C.
|
|
|
|
Les
TRAPETTISTES
"chantent
Pierre Perret"
Promo
12 titres
|
N° 137 - Octobre 2005 |
|
|
|
Nous avions déjà
eu l'occasion de dire le bien que l'on pensait de ce groupe qui n'engendre
pas la mélancolie à l'occasion de la sortie récente de leur CD "Faisez
du vélo". Ils reviennent nous présenter un tout nouveau spectacle
pour jeune public "La télé en panne", co-produit par les JMF
(Jeunesse Musicales de France) et entièrement axé sur les chansons de
Pierre Perret. Dans une réelle volonté de faire découvrir ce talentueux
auteur, 12 titres sont réunis sur ce CD. Inutile de préciser que les
arrangements sont entièrement "Trapettistés" ! On y retrouve
ragga, rock-musette, rap, enfin toute la gamme du climat festif qui sied
à nos 5 artistes. Parmi les 12 standards, citons le plus leste "Le
cul de Lucette", le plus grave "Lily ", le plus
gai "La cage aux oiseaux ", ainsi que "Tonton
Cristobal ", "Le tord boyaux " ou encore "La
télé en panne ". Voilà un nouvel éclairage d'un répertoire
de chansons populaires, engagées, militantes ou plus légères, mais
toujours superbement écrites. Nul doute que ce répertoire plaira aux
petits et grands (et à l'auteur lui-même, lequel notait il y a peu
l'absence de talents dans la chanson !).
J.P.C.
|
|
|
|
"Faisez du vélo"
Promo
12 titres
|
N° 132 - Avril 2005 |
|
|
|
Après "Nous les laids"
(98) et "Méchants" (2000), nos 5 joyeux lurons maintiennent le
cap d'une chanson résolument festive dans un 3ème CD offrant
un savant mélange des genres. Entre chansons printanières d'une douceur
de vivre de circonstance ("Faisez du vélo ", "L'ère
glacière ") et coup de gueule stigmatisant une société
implacable ("Les éjectés", "CPTLJF " :
c'est pas tous les jours facile), ils nous font voyager de ragga,
rock-musette en valses et bourrées traditionnelles au son d'un ensemble
acoustique. De l'humour, en veux-tu ("Les chauffeurs de car",
"Labourer" au jingle trad, "La course en sac")
à la tendresse, en voilà ("Des nouvelles des anciennes")
: la famille trapettiste enroule son nouveau braquet et présente depuis
quelques temps ce nouveau spectacle au gré de rencontres qui n'engendrent
pas la mélancolie, ce n'est pas Fred Radix qui nous contredira ! Comme le
déclare le groupe: "Toute la musique que j'aime, elle vient de là,
de la valse" (toute ressemblance avec une chanson connue … ne
serait pas fortuite !)
J.P.C.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Le parcours de Jean-Christophe Treille est jalonné de multiples expériences
artistiques et rencontres, il a entre autres participé à plus de 20
albums et spectacles en tant que compositeur, musicien contrebassiste,
arrangeur et directeur artistique. Avec ce premier solo, Jean-Christophe
Treille nous invite à une visite de son "Jardin Secret". Ses
chansons sont autant de déclinaisons de l'état amoureux : la recherche
d'une rencontre et le dépit au "bar de la terrasse ", la
séparation ("Partie sans laisser d'adresse "), de
l'espoir du retour et l'attente ("Emmène-moi "). De
"L'ombre à la lumière ", Jean-Christophe Treille nous
entraîne de matins blafards en idées noires "De l'autre côté "
s'évadant parfois dans la mémoire d'une "Enfance à la dérive ".
La voix est profonde et chaleureuse, les arrangements soignés parfois un
peu chargés, avec la présence d'un ensemble à cordes issu de l'opéra
de Lyon. Le tout donne à cet album tantôt des couleurs classiques tantôt
des couleurs pop-rock ("L'amour en gage "). Une mention
pour "vendre du vent ", titre enjoué et léger, ou
l'artiste nous décrit avec ironie et fantaisie sa démarche artistique :
"Je fais partie de ces gens/Qui vendent du vent/Comme ça en
chantant". On lui souhaite bon vent !
F.P.
|
|
|
|
|
|
|
"Me and Company"
SHL 2070 - Prod. Saravah
Distrib. Night & Day
43 titres
|
N° 102 - Juillet-Août 2002 |
|
|
|
Un double
disque pour retracer l’oeuvre de ce poète, musicien joueur de banjo et
de guitare, émule de Woody Guthrie et de Kérouac, installé en France et
qui, de 1969 à 1991, date de sa disparition, fut le compagnon de chansons
et de musiques d’Higelin, Beaucarne, Jean-Max Brua, Jacques Yvart,
Caradec, Luc Romann, David Mac Neil et de tant d’autres. Un ensemble de
morceaux, instrumentaux, chansons en anglais, parfois en français, comme
un journal de bord musical, des traces des voyages intérieurs de cet
artiste rêveur et mélancolique que, comme le dit Luc Romann, les fleurs
se taisent pour écouter.
F.P.
|
|
|
|
|
|
Autoproduit
13 titres
|
N° 111 - Mai 2003 |
|
|
|
Ce groupe Roubaisien de 5 musiciens est de la mouvance de ces groupes
festifs, purs produits de la scène, qui donnent des concerts endiablés
aux rythmes musette, jazz, bossa, tango. Ils racontent les travers de la
vie quotidienne en quelques bijoux d’écriture, en particulier :
“Le mythe de Panurge ”, “La der des der ”, “Un
homme seul” ou, plus noire : “Pensées morbides ”,
le tout dans la plus pure tradition de Chanson + (thèmes généralement
graves, humour noir et interprétation malicieuse).
J-P.C.
|
|
|
Alain Tremblay
|
Isablelle Tremblay - 502 chemin de Croze
07400 ROCHEMAURE - (
04 75 52 16 35
|
|
|
|
|
"Acoustique"
TA01 - TS Prod.
11 titres
|
N° 102 - Juillet-Août 2002 |
|
|
|
0riginaire du Québec
et Ardéchois d’adoption, ce chanteur et guitariste a fait ses premières
armes, il y a déjà quatorze ans, en interprétant les grands classiques
de la chanson française et québécoise avant d’écrire ses propres
chansons. Son passage récent aux Rencontres d’Astaffort chez Francis
Cabrel lui a permis de réaliser ce premier album. La rencontre entre ce
garçon du grand nord et cette «voix du sud» est loin d’être fortuite :
même goût du folk acoustique, une façon de balancer ses mots sur des
accords de guitare, («KO debout»). Chaleureuses, intimistes,
pleines d’aspirations à la douceur de vivre, à la fraternité, les
chansons de ce «trentenaire francophone» ont cependant une fraîcheur et
un parfum d’adolescence, un air de jeunesse.
F.P.
|
|
|
|
|
|
|
"Mes
chansons à moi, rien qu'à moi"
Association
Hormigarras
49 bis Chemin du Carrelot
31100 TOULOUSE -
(
06 86 81 03 33
promo
11 titres
|
N° 155 - Juin 2007
|
|
|
|
Coco Grimbaud est, par ailleurs, la "rouge",
accordéoniste du Quartet Buccal qu'elle délaisse occasionnellement pour
présenter son propre répertoire qu'elle chante seule, accompagnée par
Florian Demonsant à l'accordéon et de Jean-Marc Serpin à la
contrebasse, eux-mêmes, membre du groupe Pulcinella. Ce tour de chant a
été enregistré au Bijou, à Toulouse, fin 2005. Comme dans la plupart
des enregistrements en public, le trio s'autorise de larges digressions
vocales et instrumentales, présentant des chansons de 8, 9, voire 10 mn. Au fil léger de valses ou arrangements aux tempos épurés
souvent sud-américains, nous suivons Alexandre "qui ne sait pas bien
s'y prendre", Josefa, Sophie aux seins avantageux et autres Paul et
Marie, couple atypique et détonnant illustrés par ailleurs par de grinçantes
piques ("Toi et moi ", "A la naissance de ton cou
", "Le bernard lhermitte et la palourde "). Voilà
un récital qui s'écoute sans faim !
J.P.C.
|
|
|
|
|
|
|
"Chante Ferrat"
Abrasif 02
16 titres
|
N° 87 - Mars 2001
|
|
|
|
Une voix (Fabienne Dominguez), une guitare aux accents
rock (Patrick Chamot) et un accordéon (Thierry Roques) dans un
enregistrement public d’un concert tout entier dédié à Ferrat. Avec
enthousiasme et conviction, de “Ma môme" à “Nuit et
brouillard” ou “Potemkine" en passant par des titres
moins connus du grand public comme “Intox", “Etat d’âme"
ou “Paris an 2000”, ils revisitent ces chansons en y apportant
une touche musicale quelquefois surprenante. La version d’“Un jour,
un jour” chantée en rap peut étonner, voire choquer, mais a le mérite
de poser la question du destin des chansons, de leur immuabilité et de la
liberté de l’interprète. Un hommage parfois iconoclaste.
F.P.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Saluons le retour pour notre plus grand plaisir de ce
niçois, parisien d'adoption, auteur, compositeur et
interprète, amoureux du langage qu'il soit fait de notes ou de
rimes. On le
savait admirateur de Chet Baker et de Bill Evans comme de
Barbara, on croise ici dans ce disque bourré de références
musicales, de clins d'œil, les silhouettes de Clapton et du
rock des années 70 ("Layla Clapton"), celles de James
Taylor et Carole King ("Manitoba "), ainsi que de Trenet: "Papa se
pique et maman tire un coup" ("Fernand"). Il rend
aussi hommage à Bill Deraime en fustigeant "le connard qui a
écrit dans un canard que pour le blues, rien ne valait
l'américaine" et revendique haut et fort que la langue de
Verlaine peut aussi swinguer. Plein d'humour, le propos de
Frédéric Truche peut paraître fantaisiste lorsqu'il évoque Bip
Bip et le coyote ("Fuck the bird") ou clame son aversion
pour "Les piques niques" mais sous cette apparente
ironie, la mélancolie pointe son nez : "Alors elle est
passée l'enfance/Parfois je me demande quand j'y pense/si
c'est de ce temps sans sourire/que me vient l'envie de mourir". Au détour des chansons intimistes et nostalgiques, il y
a l'amertume, les désillusions ("La pègue"), les
trahisons et les coups que la vie nous assène et qui finissent
par nous priver "de l'insouciance". L'écriture de
Frédéric Truche ravira les amateurs du mot d'esprit et la
musique réjouira ceux qui, comme moi, pensent qu'on peut aimer
autant la chanson francophone que le son du folk-rock
américain des seventies ou celui de Quincy Jones. Le disque
est d'ailleurs remarquablement illustré de piano, rhodes et
orgue Hammond sur lesquels se pose la voix au doux vibrato de
Frédéric Truche. Il est réalisé avec la complicité de Alexande
Vraux (guitares) et les participations de Steeve Crimsis
(batterie), Marcel Escraut (contrebasse), Guillaume
Christophel (saxophone), Jeff Rotule (flûte), Boris Duroc
(accordéon), Guillaume Ballée (basse). Un album d'atmosphère,
feutré, tout en demi teinte, entre larmes et rires ! Une façon de
résister à "l'usure des cœurs" !
F.P.
|
|
|
|
"Demi-heure"
Autoproduit
10 titres
|
N° 81 - Septembre 2000
|
|
|
|
Avec Hervé Sellin (piano et direction musicale) et José
Rossi (accordéon), Frédéric Truche nous propose son second album, un
disque d'atmosphère, intimiste, feutré, tout en demi teinte, entre
humour et nostalgie, ironie et mélancolie. Pudique, ce qui ne l'empêche
pas d'être parfois caustique et provocateur ("Samba devant sa
porte"), il porte un regard désabusé sur la vie et les rapports
amoureux ("Chanson pour un départ") qui n'exclut pas la
tendresse ("Familière"). Amoureux de Barbara et Reggiani comme
de Chet Baker et Bill Evans, il illustre ses chansons de mélodies jazz
samba ("Une évidence"), sur lesquelles il promène sa voix au
timbre fragile et dont le vibrato rappelle parfois les accents de Frédérick
Mey. Original et sensible. Prenez le temps de l'écouter une "demi
heure", c'est court !
F.P.
|
|
|
|
|
|
|
"Turbanovitch "
RF 19398PM - PONYMUSIC
25 rue Duhesme 75018 Paris
13 titres
|
N° 62 - Décembre 1998 |
|
|
|
13 titres d’auteur, compositeur sur 5 des titres -
Nicolas Richardon, Mario Santangelli et Christian Loigerot sont les
compositeurs des autres. Alain est un artiste qui ne manque pas
d’abattage et qui m’a de temps en temps fait penser à William
Scheller. La voix est bonne, les thèmes, les musiques et les textes sont
simples et directs, parfois un peu faciles. En ce qui concerne les thèmes,
il est très inspiré par tout de qui touche à la vie d’acteur ou de
chanteur que l’on retrouve dans 5 ou 6 chansons. Parmi les autres nous
avons apprécié pour leur originalité “Turbanovitch”,
“Qu’est-ce que je peux dire de lui”, “Rastaqouère”, et aimé
la dimension tragique de “Go homme” qui traite avec pudeur des
amours homosexuelles. Il est entouré d’excellents musiciens.
M.V.
|
|
|
|
|