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Michel Ferchaud
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Contact:
Association Les Copains Peut-ê tre
Maison Jacquet - 49250
Brion
(
02 41 57 22 97
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“Le temps des Manouches”
Auto
production 15 titres
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N° 139 - Décembre 2005 |
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A soixante ans et… quelques, revoici le colosse à l'abondante
chevelure et à l'énorme barbe blanches, artisan-chanteur saumurois qui
nous propose un 3e CD de révolte et d'humeur, fidèle à lui-même.
Ne connût-il pas une réelle notoriété, en particulier auprès de D.
Mermet (France Inter) qui avait craqué il y a quelques années pour une
de ses 1 ères chansons, "Je vous rend ma médaille ",
en réaction aux atrocités de ses 30 mois d'Algérie datant pourtant de
quelques 4 décennies. Car il en a, le bougre, des souvenirs à revendre
et de la bile à déverser ! Guitare, saxo, vibraphone, flûte,
contrebasse,
tout est réuni pour une veillée chaleureuse. De sa voix chaude et
rocailleuse, il souffre de la nostalgie de son passé ("Les
marches de Pitoi "), de ses débuts avec ses copains gitans
("Le temps des manouches ") ou jubile de sa profonde
aversion pour l'Amérique ("América "). Il se fait un
malin plaisir à dégommer, même si c'est souvent à gros trait, tout ce
qui bouge : le petit monde de la TV ("La famille tuyau d'poële "),
celui de la chanson ("C'est pas d'la soupe " et son hymne
"c'est pas d'la soupe, c'est du rata, c'est pas d'la m… mais ça
viendra" !), de la politique ("La bande à Riquiqui ",
texte tout à fait contemporains de… J-B. Clément !), du sport ("La
baballe ") ou du milieu carcéral ("Mes années prisons ").
La sincérité de cet "anar chanteur" ne peut laisser froid que
quelques grincheux. Tel un artisan de la chanson qui fait de la résistance,
écoutez, ça décoiffe, quand Ferchaud se fâche !!!
J-P.C.
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“L’espagnole” MG 08986.2 - prod. Musica
Guild - distr. Mélodie 14 titres
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N° 97 - Février 2002 |
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Personnage hors norme à longue chevelure et à la
barbe blanche, Michel Ferchaud, entre tendresse et révolte, nous fait
partager ses coups de cœur et ses coups de gueule. Et il ne manque pas de
sujets d’indignation : l’écologie avec “Histoire
d’eau”, l’urbanisation avec ”Autoroute”
ou “Joli rêve” contre la disparition des petits commerces, le suicide (“Lettre
aux pendus”), la précarité et toutes les injustices et les
trahisons (“ Les gens n’ont pas de mémoire”). Nostalgique aussi avec ses envies d’Espagne ou
le portrait d’un vieux chasseur, bucolique avec “Brumes
de septembre”, il fait aussi place à l’humour et à la dérision
(“La java des tatoués”). Bourru, truculent et sans concession.
Entre blues et rébellion. Sympathique !
F.P.
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“L’espagnole” Démo - prod. Musica
Guild - distr. Mélodie 2 titres
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N° 96 - Janvier 2002 |
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Ambassadeur
hors norme de la chanson, singulier personnage à la longue chevelure et
à la barbe blanche, Michel Ferchaud,
tendre et révolté, bourru et sensible, nous fait partager avec ces deux
titres ses coups de gueule (“Histoire d’eau” et ses désirs d’Espagne
(“L’espagnole”). Entre nostalgie et rébellion, sur des airs
traditionnels, la truculence d’un artisan de la chanson.
F.P.
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Chanteur d'origine espagnole, cet
artiste nous offre une musique métissée qui puise ses sources au coeur
de la péninsule ibérique, des continents africain et sud-américain. Il
est accompagné dans son voyage musical par Olivier Guerbeur (percussions,
accordéon, chant) et de nombreuses voix amies aux chants africains,
marocains, espagnols. Le disque est tout entier baigné de ces diverses
influences et constitue un hymne coloré, bigarré, un appel à la
fraternité, à la découverte mutuelle des cultures, au partage. Les sons
de peau de Daniel Fernandez, ce sont d'abord ceux de l'Afrique défigurée
par les pillages et les guerres ("Baba Moussa "), les
cris de ceux ("Gente pobre ") Andalous, Brésiliens,
Cubains... qui n'ont que la danse pour oublier, la musique pour résister
aux sinistres escadrons de la mort. De
sa voix douce et vibrante, Daniel Fernandez nous adresse ici un généreux
message de paix et de tolérance, nous appelant à la rencontre de l'autre
dans le plus profond respect, sans qu'il soit nécessaire pour se croire
"égaux" de renoncer à sa propre identité ("Sons de
peau "). Il s'insurge contre la "destinée" de
l'humanité soumise au profit, à la loi du plus fort "bénéfice"
("Rien ne m'étonne "), contre une vision
"humaniste" sélective et obscurcie par l'intérêt marchand.
Pourtant si Daniel a "honte pour l'homme", il nous invite
toujours joyeusement à nous lancer "sur son tapis volant", à décoller
pour un fabuleux voyage par delà les continents ("Ca y est
c'est fait ") et à revenir les yeux embués, le regard ébloui
de soleil, la tête remplie de sons et de musiques, avec encore sur les lèvres
le goût salé ou sucré de la peau de l'autre. Un disque sans frontière
pour résister à la haine et à l'intolérance ! Généreux !
F.P.
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"Vipères lubriques"
CD de promotion
Disques Temey - 10 rue Saint-Florentin
75001 Paris
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01 42 60 85 05
2 titres
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N° 73 - Décembre 1999 |
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2 titres mis en musiques par Jean sur 2 textes de Guy
Thomas et Henri Bassis. Extraits de l’intégrale “Ferrat 2000”.
M.V.
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Coffret de 11 CD
Disques Temey - 10 rue Saint-Florentin
75001 Paris
-
(
01 42 60 85 05
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N° 73 - Décembre 1999 |
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Coffret regroupant 190 chansons de 1961 à 1994. Seule
collection avec les textes. Photos exclusives.
M.V.
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"Chante
Jean-Roger Caussimon"
Autoproduit Artisanal
5 titres
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N° 80 - Juillet-Août 2000 |
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Une interprétation soignée, beaucoup d’application,
une excellente diction, tout cela est sûrement le fruit d’un long
travail. Mais il y a risque à reprendre des chansons largement connues
telle “ Mr William ” et chantées déjà par de nombreux
interprètes : l’absence d’originalité. Dommage, car
s’illustrer dans un répertoire moins répandu pourrait servir ce
chanteur qui n’est pas sans qualité
F.P.
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"Gloire à Satan"
Figaro Production
Promo
7 titres
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N° 155 - Juin 2007 |
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Après "Le murmure des silences" en 2004, revoilà Joël
Primicerio, alias Figaro, notre homme orchestre aux claquettes et au kazoo
! Derrière ses lunettes d'aviateur, malgré ses airs de vrai déjanté
excentrique, on appréciera un talent d'écriture certain, exercice délicat
quand il s'agit de ne pas mêler grivoiserie ("Monique ",
"Le feu au c… ") ou anticléricalisme ("Gloire
à Satan ", "Le caroussel des 3 apôtres ") et
facilité ou mauvais goût. Raconteur d'histoire à l'humour caustique,
provocateur mais sensible, voilà maintenant quinze ans déjà que, derrière
ce personnage de Figaro, notre homme trimballe sa verve bien pendue en un
one-man-show inclassable ! Oreilles chastes s'abstenir, pour les autres un petit moment
de détente !
J-P.C.
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"Le murmure des silences"
Figaro Prod.
12 titres
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N° 127 - Novembre 2004 |
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Qu'importe si la voix paraît quelquefois mal assurée,
tant la générosité spontanée et la verve de notre artiste, alias Joël
Primicerio, pour le moins original, font plaisir à entendre. Au son d'un
folk traditionnel aux simples guitares/violon/clarinette, il balade son
spleen et son mal-être, de nostalgie de ses 20 ans en doute d'un avenir
incertain, de l'émouvante romance de Lida la tzigane aux roses de sa mère.
Sous couvert d'un humour caustique, il nous livre sa propre complainte du
progrès et ses craintes envers les apprentis sorciers d'un avenir louche
ou l'argent corrupteur, ajoutons la chanson-gag qui stigmatise l'EPO? Mais
attention, Joël ! le vélo n'est pas la guitare.
J-P.C.
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"Du vent dans l’air"
Autoproduit
7 titres
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N° 77 - Avril 2000 |
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Cet interprète excentrique - qui s’accompagne seul à
la guitare, au kazoo et aux claquettes et chante affublé de lunettes d’aviateur
- est aussi un véritable auteur. Grivois comme dans "Monique"
ou "Le feu au cul", provocateur dans "Australium bipédium"
(pamphlet anticlérical), mais également sensible avec "Baisers
volés", il est aussi à l’aise dans le comique que dans le
tragique. Ses textes doivent autant à Brassens, qu’à Queneau. A
découvrir.
F.P.
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"Sourdes clameurs"
LFB 025
Prod. Le loup du Faubourg
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N° 61 - Novembre 1998 |
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Je remercie Marie-Pierre de Porta qui dirige, avec
Catherine Atlani, les productions Le Loup du Faubourg, de m'avoir envoyé
ce disque alors que je ne chronique jamais le "classique". je ne
résiste pas au plaisir de le recommander, d'autant plus que j'ai connu
Anne-Marie Fijal à la Mouffe dans les années 70. C'est une merveilleuse
pianiste. Elle joue ici ses propres compositions et aussi la sonate n° 32
opus 11 de Beethoven et Krusleriano opus 16 de Schuman. Merveilleux!
M.V.
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"Vu d'en bas" Autoproduit 14 titres |
N° 119 - Février
2004 | |
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Après quelques plages de
facture relativement classique, le climat vire
imperceptiblement vers un univers torturé qui mélange pop,
techno et solos de guitare soft ou saturée d'une bonne musique
rock. Les textes ne sont pas en reste qui, tout en dénonçant
les travers de la société, font la part belle aux aphorismes
et détournements de mots ("T’as l'air énervé ",
"Amen'gry"), tantôt pour stigmatiser la morale
Sarkosienne en écho à des inserts de discours de l'édile
("Des mots critiques"), tantôt pour dériver dans des
délires surréalistes dignes du meilleur Bashung ("Carpe
diem"). La voix en véritable instrument, parfois triturée
à souhait, répondant comme en écho à une électronique mâtinée
de rythmes technos distillés à bon escient, est mise au
service d'un univers décalé hypnotisant ("La chute des
corps"). L'électronique au service de la chanson : on
aime ou on n'aime pas ! Elargissant la vision qui serait
réductrice de la chanson "poétique" dans ce qu'elle a de plus
épuré musicalement, pénétrons ce climat tourmenté. Ne boudons pas le plaisir d'une "autre poésie" néanmoins authentique
et originale de cet album superbement "atmosphérique".
J-P.C. |
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