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"L'air de rien"
Ed./Distrib. : Victor Mélodie
Poisson Pilote Production
( 06 64 21 77
55
15 titres
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N° 131 - Mars 2005 |
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L'air de rien … mais quand même ! Ou un détour en
chansons" prévient l'artiste. L'alternance de chansons rock et de
simples arrangements guitare/voix donnent à l'ensemble un ton résolument
moderne et propice à accrocher l'oreille attentive de nos "chères têtes
blondes" (pourquoi toujours blondes, d'ailleurs !?). L'artiste, méticuleux
dans ses spectacles dans la recherche du son et de la lumière justes,
cherche en permanence à surprendre petits et grands. Les textes
intelligents et drôles sont volontiers écolos ("Avaler des vallées",
"Rien que du bon ", "On veut de la purée "),
humanistes ("Jojo la cloche ", "La vie c'est
chouette ") ou ludiques ("Recette pour 4 personnes,
musique en mi joteur "). Soulignons la qualité de cette
production qui, n'en doutons pas, fait déjà partie d'un nouveau
spectacle apprécié du jeune public. "Musique et paroles sur la
piste … un tour de plaisir, détours et chansons…".
J-P.C.
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"Kosmopolit
Bizness"
Démo
11 titres
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N° 104 - Octobre 2002 |
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Quelques morceaux piratés comme des échos «live»
du travail de cet auteur et compositeur, musicien et percussionniste
accompagnant entre autres Antoine Sahler. Ces quelques instants volés au
temps permettent de découvrir son univers fantasque, son élégance et
son humour et la belle couleur musicale de ses chansons avec l’apport
original d’une viole de gambe ou d’un harmonica. En attendant un vrai
disque, allez le découvrir sur scène pour y apprécier une fort belle présence.
F.P.
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06011999 - AutoProduit
8 titres
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N° 66 - Avril 1999 |
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C’est un premier disque prometteur d’un auteur
compositeur s’accompagnant à la guitare. Il aurait à canaliser des
excès vocaux parfois gratuits. On peut convaincre sans cela. J’ai bien
aimé "Le cirque". Paradoxalement, je n’ai pas été
séduit par sa mise en musique des poèmes de Birger Sellin et de Rimbaud.
Est-ce à cause d’un accompagnement trop sommaire ? "Les
enfants" ne m’ont pas emballé et j’ai trouvé les paroles de
"J’peux pas dormir" par trop simplettes.
M.V.
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"Chanson pour ta pomme"
Autoprod. -
Démo
6 titres
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N° 87 - Mars 2001 |
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Un personnage déroutant que ce Philox, une voix qui dérange,
agace parfois, des textes à la limite de la compréhension et de l’hermétisme
(comme son dossier de presse), une démarche qui tient plus du théâtre
que de la chanson. "Tout me rend flou", dit-il. On le
devient aussi !
F.P.
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Anne Pia
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A.
Pia - Compagnie du Moulin
Les Mesliers - 35270 COMBOURG
(
02 23 16 49 95
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Démo
7 titres
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N° 106 - Décembre 2002 |
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Anciennement baptisé « Retro-verso », ce duo
accordéon et voix, flirte avec l’esprit du cabaret et de la chanson réaliste.
Pourtant si Anne Pia, d’une fort belle voix, haute et limpide, sait
illustrer Yvette Guilbert ou reprendre « Les
amis de monsieur », ses propres textes sont plein de modernité,
l’intolérance et le racisme avec « Abdel »
la condition féminine avec un portrait de femme bretonne(« Solange »).
La plupart des musiques sont signées de Laurent Berger. Beaucoup de
finesse !
F.P.
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"Tout ça"
CD promo
Mosaïc Music Distrib.
mosaicmusicdistribution.com
Relation presse : Valérie Gérard
(
06 03 22 44 14
3 titres
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N° 127 - Novembre 2004 |
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Deux chansons illustrent le second
CD 13 titres autoproduit par ce quintet vocal (1 fille et 4 garçons)
qu'il interprète a capella, le 3ème titre est un échantillon vidéo de
quelques titres du spectacle "tout ça", qu'il donne depuis
2003. Ce trop court instant nous revisite Brassens ("Je me suis
fait tout petit") et Barbara ("L’homme en habit").
Né en 91, ce groupe inspiré des groupes vocaux de référence - "Frères
Jacques" et autres "4 Barbus" - alterne chansons du répertoire
habilement arrangées pour 5 voix et créations originales de la même
veine, maîtrisant parfaitement l'écriture polyphonique et les styles
variés de l'interprétation mettant généralement une voix soliste
soutenue par une rythmique à 4.
J-P.C.
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"Tout ça"
CD promo
4 titres
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N° 117 - Décembre 2003 |
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Emule des Frères Jacques, "internationalement connu en …
Lorraine", ce groupe polyphonique nancéen de 4 chanteurs et 1
chanteuse, aux 5 timbres vocaux complémentaires chante uniquement a
capella. Gardant encore des re-créations pour une moitié de son répertoire
(dont Marcia Baïla, Brassens et Ferrat), il nous fait partager son monde
imaginaire et humoristique ("Mes banques ", "En
tapissant ") dans des compositions très personnelles au cours
d'un nouveau spectacle intitulé "Tout ça ", illustré par un
CD 13 titres dont il nous propose un avant-goût.
J-P.C.
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"Confection et articles divers"
LDF 011 - Prod. Le Loup du
Faubourg
Distr. Night and Day
17 titres
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N° 56 - Mai 1998 |
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3 jeunes femmes qui chantent...bien, qui sont
auteurs-compositeurs (ou -trices si vous préférez). Par ordre alphabétique
: Michèle Buirette, qui joue aussi de l’accordéon, Geneviève Cabannes
de la contrebasse et Dominique Fonfrède. Viennent s’ajouter des flûtes
ou un saxo alto, un violon ou un alto, des percussions ou une batterie. Le
résultat est surprenant, d’une grande musicalité, d’une richesse
dans les harmonisations et les arrangements qui jouent avec subtilité de
dissonances peu banales. Quatre des titres (seulement) instrumentaux
offrent un climat jazzy très personnel, un autre est un texte de Proust
dit sur un fond musical. Pour un autre, la musique est inspirée d’un
traditionnel sarde et il y a aussi deux chansons (standards
inattendus)joliment adaptées:“Les roses blanches” de Raither
et Pothier, cet inoubliable mélo des années 1900 et “Boum"
de Trenet. Nous avons aussi aimé l’originalité des propres chansons de
Pied de Poule y compris dans un joli pastiche de chant lyrique (La diva
divague)....
F.P.
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"Tourn’Eiffel"
OVB 012 – Prod. Ouvre-Boites
(
01 48 53 12 14 15 titres
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N° 54 - Mars 1998 |
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Un auteur-compositeur poète pudique qui pratique
d’une chanson à l’autre l’alternance du drôle et du tendre, sans
se prendre jamais au sérieux. “C’est la traversée du désert/ Des
jours cernés de solitude/Pourtant je ne suis pas amer,/J’pratiqu’
l’auto-sollicitude”. On se rappelle que Jean Piéro a fait parler
de lui lors d’un procès en nuisances sonores qu’on lui avait fait
parce qu’il chantait dans la rue avec son orgue de Barbarie. Sans perdre
ce procès, il avait été néanmoins amnistié de toutes les
contraventions accumulées et grâce à lui, on peut maintenant chanter
dans la rue sans être inquiété, si l’on demande au préalable une
autorisation préfectorale. Cette anecdote n’a apparemment rien à voir
avec son CD, si ce n’est qu’il y interprète un musical où il
“tient” l’orgue de Barbarie accompagné par un buggle. Et c’est très
beau. ça s’appelle “Entre
nous”. Disons aussi que j’aime beaucoup “ Bouquet d’étoiles”.
Jean Piéro reste dans la tradition d’une chanson qui n’a pas d’âge,
celle dans laquelle se complaisaient Pierre Dudan, Francis Blanche, Henri
Salvador. Il est bien que ce
style-là ne s’éteigne pas.
M.V.
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Album solo pour l’ex chanteur de Casse Pipe, Louis-Pierre
Guinard, qui nous revient avec une nouvelle formation dont le seul
transfuge du groupe précédent est Christophe Menguy, aux guitares,
claviers et programmations, qui assure aussi la réalisation et la
direction artistique. On retrouve avec plaisir la voix grave, rauque, légèrement
éraillée de Louis Pierre mêlée aux instruments traditionnels (low
whistle, uilléann pipe), aux guitares électriques et aux programmations,
peut-être parfois trop présentes. Le ton général est à la fois plus
serein (Dans mes errances/ Je te l’assure/ Je ne suis plus un
homme blessé ) mais aussi amer et désabusé, avec ce constat d’échec
et cette autodérision que l’on retrouve dans "Week-end à
Rennes ", avec une route toujours évoquée mais jamais
empruntée (Je ne serais jamais Jack Kerouac/ J’aurais du partir bien
plus tôt/ J’finis jamais de remplir mon sac ). On retrouve tout au long du disque cette alternance de respiration
retrouvée et d’oppression toujours présente, de sérénité encore
avec la belle évocation du "Pays des éclaircies ",
de lucidité aussi, voire de férocité, avec "Massacre ",
fustigeant ce "siècle d’impuissance". Chanteur des passions,
meurtri, écorché, mais toujours debout, Louis-Pierre ne manque pas,
empruntant les mots de Daniel Mermet, de revendiquer une chanson rebelle
"famélique et vulgaire ", "La chanson de l’histoire/ qu’est jamais au pouvoir ".
Un disque dense, sans concession, le souhait d’ "enfin savoir me
faire entendre/ pour réussir/ rage au ventre/ à nous défendre ".
Ecoutons-le nous chanter à sa façon le "temps des cerises
qui s’oppose et qui grise ".
F.P.
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"Carnet de bord " © 274 1152 - Le Chant du Monde /
Harmonia Mundi
31/33 rue Vandrezanne - 75013
(
01 53 80 37 98
Contact: Le P'tit Chariot
La Sécherie
49460 Montreuil Juigné
(
06 16 31 25 69
jean-pierre.pierron@wanadoo.fr
17 titres
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N° 122 - Mai 2004 |
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Voilà un nouveau livre de bord pour ce voyageur en poésie, cet
arpenteur des petits et grands sentiers d’écriture, ce navigateur au
regard doux et rêveur qui, pour rythmer cette belle traversée, jette
l’ancre dans les ports que fréquentent ses amis de jadis et du présent.
On retrouve au fil de ces plages les poètes chers à Pierron : Paul
Fort ("La ronde") mis en musique par Jofroi, Jules
Laforgue ("Falot,falote"), Brauquier et Bizeau
("lI neige sur les mers"), Valéry Larbaud ("Le
clair petit bar"), Léo Ferré ("La mer noire")
et Charles Trenet ("Le village englouti"). Place
aussi aux amis rencontrés au fil du temps et des saisons, Jean Moiziard
("Ca va, ça va"), Jean-Marie Hupé ("Dame !"),
Patrick Piquet ("Mon seul métier d’Hoêdic", "Le
moulin de la Goulaine") et Allain Leprest ("Dragues",
"Au terr’neuvas des foins").Trois titres sont signés
de la plume de Gérard Pierron ("Mon vieux bateau de 2CV",
"Les naufrageurs du rêve", "Les
pécheurs d’oiseaux"). Avec un mélange de lyrisme et de
douceur intimiste, Gérard Pierron nous emporte au gré de ses propre
souvenirs, s’appropriant chacun de ces textes, dans un voyage entre
terre et mer. De la Bretagne à la Touraine, de la Loire à la mer, de
Nantes à Saint Malo, de ports en bars, de chaluts en tracteurs, chaque
chanson porte la mémoire de lieux et d’hommes qui y ont vécu, chaque
texte est subtilement incarné. Mélodiste hors pair, Gérard Pierron
signe la plupart des musiques et est entouré d’excellents
instrumentistes dont Philippe Desbois (guitares), Francis Jauvain et
Didier Ithursarry (accordéons), Eddy Schaff, Nathalie Fortin… Il reçoit
aussi le soutien vocal de Suzy Firth et de Christine Craipeau. Avec sa
voix chaude, rocailleuse et tendre, Gérard Pierron est un de ces artistes
émouvants qui font que, par enchantement, l’intime devient soudain
universel..Rare et précieux !
F.P.
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Pierrot et les Tak-Tiks
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Contact : Agnès Sourisseau
95 rue d'Avron - 75020 Paris
(
06.25.97.45.60
ou Pierrot : (
06 16 65 02 89
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"Chansons vues du balcon"
Démo
13 titres
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N° 127 - Novembre 2004 |
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Pierrot, voilà un ch'tit-mi qui a
fait son chemin, à la tête de ce joyeux groupe né en 2003. Tous les
textes sont de P-P. Danzin, alias Pierrot, sauf deux cadeaux d'A. Leprest
lui-même, fruit d'une collaboration et d'un soutien de marque. Textes
empreints d'ironie et tendresse, ça grince quand il s'agit de stigmatiser
le portable qu'il nous invite à mettre au rencard ("Le swing à
l'insu du portable"), ça jubile dans les embruns d'une chanson
de marin ("Fou de bassan") ou ça rêve de rouler bio
pour faire face à la pénurie du carburant ("Roule ma fleur").
Les chansons explorent les travers de nos contemporains, aux airs de mélodies
qui trottent en tête, bossa, reggae ou balade. Ça swingue aux terrasses
de bistrots, nous invitant, quoi qu'il arrive, à chasser nos idées
sombres. C'est peut-être là la clé de la tak-tik de ce groupe en
devenir.
J-P.C.
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"Le compte à rebours" Autoproduit
Distribution Mosaïc
Music 12 titres
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N° 147 - Septembre 2006
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Il s'agit d'une histoire de famille
entre deux frangins toulousains qui sortent leur 4ème disque
depuis 1999. Pierre et Vincent Guigne, chacun à la guitare et au chant,
se partagent les chansons, accompagnés par une multitude de musiciens et
chœurs. Quelque part, petits frères de Renaud (celui d'avant, qui
chantait … presque bien !), ils reprennent sans complexe et fort bien
"Les cœurs tendres ", de Brel. Dérision, humour ("Rallye
de caddie "), tendresse ("C'est à elle que je pense
", "Tu me fais peur ", "Le même frisson
") ou gravité ("Seulement ", "Elle me parle
de ses parents "), ils "peignent leurs idées noires en rose
sur des mélodies subtiles aux rythmiques agréables. Voilà une
excellente façon de voir le bon côté des choses.
J-P.C.
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"Quand je s'rai grand" Autoproduit 20 titres
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N° 90 - Juin 2001
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Deux frères originaires de Toulouse, deux guitares
pour une chanson poétique fantaisiste qui puise autant dans l’univers
de Brassens que de Prévert ("La tortue", "Le journal
des z’animots"). Loin des courants musicaux actuels, ils nous
présentent, avec ce second album, vingt titres intimistes plein d’humour,
de tendresse et de fraîcheur. A découvrir.
F.P.
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Après avoir mis en musique Eluard, après
"Vues d’ailleurs pour mots d’ici", voyage en compagnie des
poètes francophones du monde entier, Gérard Pitiot nous revient avec ces
"Chants Pirogue" pour descendre les fleuves de la poésie
afro-caribéenne. Son itinéraire nous entraîne du Sénégal de Senghor
à la Martinique d'Aimée Césaire et Edouard Glissant en passant par la Côte
d'Ivoire avec Tanella Suzanne Boni, Haïti (Frankétienne, René
Depestre), la Guyanne (Léon Gontran-Damas) et la Guadeloupe (Ernest Pépin).
Sur des musiques jazzy et métissées, il chante avec les mots de Frankétienne
"Un amour bleu de mer ", rejoint, en Guadeloupe, Ernest Pépin
dans "La lagune ", fait un détour avec René Depestre
par la "Rue Pablo Néruda ", passe en Haïti "Par
des chemins usés ", fait résonner avec Césaire "Tam
Tam " et "Mot-macumba ", "blues de la
pluie " et chanson de "L'ouragan " avec Senghor.
De sa voix chaude et rocailleuse, entre sable, savane et soleil, Gérard
nous offre un disque dépaysant, soutenu par de nombreux musiciens dont
Viviane Arnoux (accordéon), François Michaud (violon), Bruno Lucenti
(piano), Nathanaël Malnoury (contrebasse), Marc Davidovits (guitare
basse), Red Mitchell (guitares), Yvan Descamps (batterie), Eric Sanarens
(percussions), Gérard Champène (harmonica). Il est rejoint par son fils
Thomas et ses musiciens pour un chant
du "Griot " final.
Et même si, avec Tanella Suzanne Boni, Gérard Pitiot nous dit que "Il
n'y a pas de parole heureuse ", seulement "rires et
larmes qui marient leurs rythmes ensemble ", il nous offre ici un
album "heureux", fraternel et chaleureux !
F.P.
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"Vues d’ailleurs pour mots d’ici"
PS817
Contact scène : Océan nomade
(
01 48 37 56 99
12 titres
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N° 111 - Mai 2003 |
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Après avoir mis en musique Eluard, Gérard Pitiot
revient pour un voyage à travers la poésie du monde entier, du Liban de
Vénus Khoury-Ghata en Haïti avec Léon Laleau, du Québec avec Paul
Morin au Sénégal de Senghor, jusqu’à l’Ile Maurice (Edouard
J.Maunick) et Madagascar (Flavien Ranalvo) sans oublier la Belgique
(André Schmitz) ainsi que Desnos et Eluard. Un carnet de voyages en
poésie fort joliment accompagné par l’accordéon de Viviane Arnoux, la
basse de Red Mitchell, le violon de François Michaud, la guitare de
Laurent Gérome et quelques pointes d’harmonica, d’oud ou de
saxophone. C’est envoûtant, méditatif, bien servi par la voix pleine
de chaleur de Gérard Pitiot. Une fort belle illustration !
F.P.
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"Quelques mots d’Eluard"
070268017-2 PS
808
Autoproduit
16 titres
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N° 64 - Février 1999 |
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16 titres de compositeur-interprète sur des poèmes de
Paul Eluard. Après les avoir rodés en public, Gérard Pitiot nous donne
une lecture modernisée du poète. Il a non seulement composé les
musiques mais aussi fignolé les arrangements sur des rythmes
modernes venant du jazz et de l’afro-cubain et l’on est surpris de
constater que la langue d’Eluard s’accommode parfaitement de ce
traitement que d’aucuns pourrait juger iconoclaste. C’est ignorer
qu’Eluard avait une âme de précurseur et que son attitude surréaliste
ne pouvait se choquer de ce qu’il aurait peut-être trouvé étrange. Le
1er titre qui n’est pas annoncé dans l’album est une
succession d’aphorismes d’Eluard que n’aurait pas reniés Pierre Dac
et que Gérard Pitiot a mis en musique de façon cocasse.
Le dernier titre, non annoncé non plus, est un poème dit par le
poète qui l’avait lui-même enregistré. Les chansons que j’ai préférées ?
“On ne peut me connaître”, “Et notre mouvement”,“Jeunesse
engendre la jeunesse”.
M.V.
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"La terre à Toto"
TP93TP005
T'Inquiète
Productions
tinquieteprod@wanadoo.fr
(
01 42 43 42 23
Distrib. Night and Day
14 titres
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N° 132 - Avril 2005 |
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Voilà un sacré bout de temps que l'ami Pitiot
nous a embarqué dans son "Tramway du bonheur " pour un
voyage coloré et métissé à travers l'ailleurs de sa banlieue et que
les accents de ses mots et musiques résonnent aux "Portes de la
capitale ". Ce "griot blanc" nous revient, une seconde
fois, pour nous étonner encore, avec ses capacités de "mixionnaire
", mélangeant les musiques, les cultures qui l'ont baigné, imprégné,
façonné, que ce soit la chanson de Ferré, Nougaro, Brel, Béranger, le
raï, le reggae, les sons de l'Afrique. Trois ans, c'est pour Thomas le
temps d'affirmer un style, de le peaufiner encore et de grandir et mûrir
sans rien perdre de cette fraîcheur, de ses enthousiasmes, de ses révoltes.
Cette "Terre à Toto ", Thomas continue de nous la faire
arpenter, nez au vent, poing levé, les deux pieds sur terre, la main
tendue vers l'autre. Le voilà avec ses mots percutants, toujours prêt à
dénoncer, à être le "Grain de sable " qui ne se laisse
pas moudre, à prendre parti pour les exclus, les sans-voix, que ce soit
cette "Petite craquette " arpentant le trottoir parisien,
la "Maicresse d'école " et son cortège de fatigue, de
plaisirs, de luttes, d'espoirs aussi. Et puis, il y a, toujours et
toujours, la tendresse ("Poisson chéri "), les
souvenirs, ceux que l'on a ("L'ami piano "), ceux qu'on
se fabrique ("P'tite sœur "), l'humour ("L'anthropologue
") et pour nous conter tout cela, cette écriture rythmée,
musicale, réjouissante en trouvailles, en surprises et le soutien d'une
sacrée équipe de musiciens. Un cœur suffira-t' il ici pour dire le
bonheur, la jubilation d'un tel disque ! Montez dans ce nouveau tramway FP
F.P.
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"Le Baron Perché"
Démo
T'Inquiète
Productions
113/115 rue Danielle Casanova
93200 Saint-Denis
(
01 42 43 42 23
16 titres
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N° 124 - Juillet-Août 2004 |
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Ce CD a été édité à l'occasion des concerts donnés à
l'Européen. Ce "petit billet d'humeur" assure une habile
transition entre le 1er CD ("Le tramway du bonheur" de juin
2002) et le second prévu en février 2005. Est-il encore besoin de faire
l'éloge de ce superbe 1er CD richement orchestré aux couleurs et rythmes
métissés de la banlieue ? Outre la reprise de 4 de ses titres enregistrés
en public au Théâtre du Garde Chasse en novembre 2003 ("Poème
sans moutons ", "Aux portes de la capitale ",
"Le tramway du bonheur ", "Fone té lé "),
notre jeune ACI nous offre en prime une nouveauté studio qui dresse un
portrait peu amène d'un certain baron dont la ressemblance avec un patron
connu ne serait pas fortuite ("Le baron perché ") ! Cet
artiste commence à se révéler comme une valeur sûre de la chanson française,
comme en témoigne ses nombreuses scènes et le soutien d'ondes régionales
et nationales. Mais pour un Delerm ou un Bénabar archi-médiatisés,
combien de Pitiot sont encore en quête de la pleine reconnaissance d'un
talent égal ?!
J-P.C.
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"Le tramway
du bonheur" ©
AS93TP1
Dist. Productions Spéciales
T’inquiète Prod.
113-115 rue D. Casanova
93200 ST DENIS
(
01 42 43
42 23
12 titres
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N° 106 - Décembre 2002 |
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Nourri de Prévert
et Brassens autant que de Touré Kunda et NTM, de cette chanson qu’il
tient en héritage de ses
parents et de cette banlieue riche de couleurs et de sonorités, Thomas
Pitiot réussit avec ce disque une superbe synthèse de toutes ces
racines. Celui qui se décrit comme un prolo gentilhomme plus enclin à
parler le « bagou des trottoirs » que la langue de Molière («Le
mixionnaire») manie pourtant l’écriture avec dextérité,
mariant classicisme et expressions de la rue. Sur des rythmes de reggae,
de raî, de rap, de musique africaine, nous fait monter
dans ce «Tramway du bonheur»
pour un voyage «Aux portes de
la capitale» à
travers cette banlieue pour y croiser parfois sa détresse, mais aussi ses
élans du cœur, sa solidarité. Habile dénonciateur avec un rap fustigeant la trahison du « son d’en bas »
(«Enlève ton masque»),
sensible avec une évocation de la maladie d’Alzheimer («Des
sornettes») ou plein d’humour pour ce
portrait d’un «Hypocondriaque»
et une variation africaine sur le téléphone portable («Foné
Télé»), Thomas Pitiot sait poser ses mots aussi bien sur les
accords d’un guitare ou d’un accordéon que sur ceux d’une Kora ou
d’une derbouka. Foisonnant, joyeux et généreux. Un essai transformé !
F.P.
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