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"Je
préfère les chansons tristes" ©
Autoproduit
20 titres
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N° 140 - Janvier 2006
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Après s'être illustré avec délicatesse
dans l'œuvre de Barbara, cet élégant et sensible artiste nous revient
avec un album qui mêle interprétation et compositions personnelles. Il
rend ici hommage à une femme, piano voix oblige, qui l'a influencé et
touché dans son parcours humain et artistique, en la personne de Véronique
Sanson. Il reprend ici sept de ses titres dont un caché, parmi les moins
connus du grand public: "Dis lui de revenir ", "Toi
et moi ", "Harmonies ", "Odeur de neige ",
"Donne-toi ", "Le maudit ". Les quatorze
autres chansons sont pour neuf d'entre elles signées de la plume de
Mathieu, les autres écrites en collaboration avec Elisa Point (à qui
Mathieu fait un joli clin d'œil dans "Place des ambiguës "),
Elvire Aucher et Frédéric Truong. Il est surtout ici question d'amour,
de tendresse ("Amoureux "), de coups de foudre ("Juste
avant l'orage "), de retrouvailles ("Le large "),
de solitude ("Madame
vit à Paris "), d'envie d'évasion et de départ vers d'autres
rivages ("L'autre rive "), d'autres contrées ("Je
respire à Buenos-Aires "). Loin pourtant de se cantonner dans la
déclinaison du sentiment amoureux, Mathieu Rosaz sait aussi sortir les
griffes, égratigne "Les gens des maisons de disques ", dépeint
un "Triste St-Tropez " enlaidi par la vulgarité. Il
aborde aussi avec beaucoup de délicatesse dans "Banquette arrière
" un sujet peu chanté auparavant, la prostitution masculine. En
final, il nous offre une très envoûtante ritournelle sur la magie du
spectacle ("La chanson de l'acrobate "). La voix vibrante
de Mathieu, son sens de la mélodie, son jeu de piano subtil, la complicité
de l'accordéon de Michel Glasko, illustrent à merveille cet univers fait
de fragile tendresse, un univers où les chansons de Véronique Sanson et
les propres compositions de l'artiste se mêlent dans une curieuse
alchimie. C'est drôle, moi aussi, je préfère les chansons tristes. La mélancolie
de Matthieu Rosaz, se fait ici légèreté et allégresse. De la douceur
et du talent !
F.P.
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"Chante Barbara" ©
LFB 062 - Distrib. Mélodie
Prod. Le Loup du Faubourg
Site :
http://leloupdufaubourg.com 21
titres
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N° 105 - Novembre 2002
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Auteur
compositeur et interprète que nous avions déjà salué pour ses premières
«empreintes publiques», Mathieu Rosaz n’a jamais manqué de rendre
hommage, lors de ses concerts, aux auteurs qui ont nourri son désir de
chanter. Il délaisse ici ses propres compositions pour consacrer un
disque et un spectacle à celle qui fut son premier choc musical et dont
les chansons intemporelles sont pour lui autant de points de repères dans
sa vie d’homme et d’artiste. Il a puisé dans le répertoire de
Barbara quelques unes des chansons emblématiques de la dame en noir («Vienne»,
«L’aigle noir», «Une petite cantate», «Drouot»…)
mais a su aussi mettre en lumière des textes parfois plus méconnus. Avec
un infini amour et un profond respect, ce jeune homme plein d’élégance
ne se contente pas de rendre ici un hommage, mais met dans cette interprétation
toute sa fougue et sa conviction. Entre subtilité et véhémence, la voix
vibrante de Mathieu Rosaz illustre à merveille cet univers fait de
fragile tendresse, de désespoir lucide, de révolte et de violence
contenue («Perlimpinpin», «Les boutons dorés»).
S’accompagnant au piano, il le délaisse parfois pour nous entraîner
dans les tourbillons de l’accordéon de Michel Glasko («Le zinzin»,
«Joyeux Noël», «L’homme en habit rouge», «Le
temps des lilas»). A noter aussi la présence sur «Gôttingen»
d’Ulrich Corvisier et d’Agnés Ceccaldi qui furent un temps ses
complices pour un spectacle. A l’heure où beaucoup s’essayent à
reprendre l’œuvre de Barbara, Mathieu Rosaz nous en donne une version
à la fois originale et personnelle mais aussi fidèle et respectueuse et
une magnifique incarnation !
F.P.
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"Empreintes publiques" ©
Autoprod. 17 titres
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N° 94 - Novembre 2001 |
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Elégant, plein de subtilité, ce
jeune artiste nous offre un récital en public, bouquet de compositions
personnelles et de reprises d’auteurs qu’il interprète avec justesse.
Romantique et inspiré avec “Les vagues” ou “Léger”,
il sait aussi être ironique et drôle dans un savoureux “Samedi matin chez les Saint Andrin” ou se faire habile conteur
d’histoires et portraitiste (“Le chanteur du bowling”). Avec
une belle voix vibrante, une indéniable présence, une maîtrise et un
sens du spectacle que l’on sent même à l’écoute du disque, des
talents de mélodiste et une écriture fine et précise, Mathieu séduit
par son humour, sa tendresse et son charme. Il sait aussi mettre son
talent au service d’auteurs qu’il aime par dessus tout et le seul
choix des textes est ici éloquent : “L’écharpe” de
Fanon, toute en pudeur et en émotion, “La rue Watt” de Boris
Vian, “Je chante, excusez moi” d’Anne Sylvestre,
“Perlimpinpin” de Barbara, tout de révolte contenue, “La
tendresse” si douce d’un Bourvil et la flamme d’un “Je
t’aime” de Michèle Bernard. Aussi à l’aise dans ces interprétations
que dans ses propres créations, il ne se contente pas de rendre un
hommage appuyé à ses aînés, il fait vivre leurs textes de toute son énergie
et de tout son amour. Derrière son piano noir, il laisse, avec ce disque,
ses premières empreintes, fraîches mais néanmoins marquantes.
F.P.
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"Chansons fleuves" ©
Autoproduit
L'Atelier Prolixe
(
06 63 32 03 66
03 26 51 98 49
5 titres
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N° 134 - Juin 2005 |
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Nouveau CD pour cet ACI après
ses "Premiers pas " en 2003, témoin d'un talent d'auteur
et d'interprète qui s'est bonifié avec le temps, entre bistrots et caves
à chanter, comme un vin qui vient à maturité. Car Gilles a affûté son
regard, son écriture s'est faite lyrique avec une grande force d'évocation
quand il nous conte cette "Vie sans fioriture " à la façon
d'un road-movie romantique ou lorsqu'il glisse vers une étrange folie, témoin
d'un sombre et inquiétant combat intérieur, ("Mon double et moi "). Excepté le trait ironique
et caustique et les flèches décochées contre "Les étudiants "
et leur avenir conforme et normalisé, ces chansons fleuves empruntent les remous de l'âme humaine, les tourbillons parfois
monstrueux ou "s'enfouissent les secrets des hommes ",
elles suivent le cours sinueux d'une vie avec ses instants troubles, ses
blessures ("Puceau "). Avec la force et la justesse des
textes, la solidité et la précision d'une écriture qui sait canaliser
les émotions et la voix
grave et chaude qui fait couler les mots, les chansons de Gilles bénéficient
aussi des accompagnements fluides et mélodieux de François Verguet
(guitares) et Guillaume Habrias. Contre le torrent parfois dévastateur du
quotidien qui nous submerge et peut nous noyer, Gilles Roucaute, artisan,
ouvrier de la chanson, construit ses digues pour nous protéger de sa
fureur, de sa folie. Du bel ouvrage !
F.P.
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"Premiers pas" Autoproduit
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N° 114 - Septembre 2003 |
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Premier opus de cet auteur pour une brève présentation (trop brève !)
du répertoire de cet artiste, infatigable bateleur, écumant bars et boîtes
à chansons, spectateur passionné, attentif au travail des autres et
aimable compagnon. Ces quelques titres nous le présentent : voix
grave et chaleureuse, écriture foisonnante et imagée, justesse des mélodies
(saluons ici François Verguet pour ses accompagnements à la guitare)
mais surtout diversité et originalité des thèmes. Qu’il se fasse
porte parole d’un certain hédonisme et du droit à la paresse ("Quand
le soleil reviendra "), prête sa voix à ce grand fleuve
qu’est la Seine, brosse l’inquiétant portrait de ce "Saltimbanquier ",
ironise sur la vente d’armes ("Mourir Français ")
ou simplement se penche avec tendresse sur trois kilos cinq de vie
naissante, chacun de ces premiers pas laisse sur le chemin son empreinte.
Suivons le !
F.P.
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"Des mots" Démo 6 titres
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N° 94 - Novembre 2001 |
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Une démarche intéressante, des
textes touffus et denses comme une envie d’en dire beaucoup et tout de
suite ("Le travail ", "Le bestiaire"), une
écriture qui gagnerait peut-être à un peu plus de concision et de
sobriété, des musiques et une interprétation un peu monotones qui
servent mal le texte. A suivre pourtant et à voir sur scène pour mieux
en juger.
F.P.
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"Casse-Dalle"
Label L'Enfant
et la Pluie
c/o Maison de vie Josipe
Rue Tournefort - 42000
SAINT-ETIENNE
(
04 77 37 83 56
lenfantetlapluie@wanadoo.fr 13 titres
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N° 142 - Mars 2006
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C'est
en 2002 que le groupe stéphanois a trouvé sa formule actuelle de 6
musiciens, ainsi paré pour les joutes scéniques. Son 1er CD
sort en 2003 ("Ocre") et le second fin 2005. Une écriture très
dense et sans doute plus mature constitue de nouveau son univers
particulier surréaliste fait de bleus à l'âme, plus Apollinaire que
Hugo Ses thèmes chers que sont l'amour, les femmes ou l'alcool, de coups de
blues en coups de gueule, sont au rendez-vous d'une imagination
foisonnante et d'un enthousiasme déluré. Quelque part entre les aînés
Têtes Raides et feu-la Tordue, entre rock et jazz, cette chanson n'a plus
de frontière. Cuivres et cordes, électriques ou non, tonifient des
arrangements qui touchent avec un égal bonheur tout ce que recèle de
rythmes la chanson de qualité. Difficile de ressortir du lot parmi ce
type de groupes ! Et pourtant, la Rouille trace son permettent de donner
libre court à leur énergie débordante.
J-P.C.
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"Ainsi
vont"
JR 001 / 1 5 titres
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N° 152 - Février 2007
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Sortie des ACP-La Manufacture Chanson en 1999, Julie Rousseau
a été comédienne dans "la cuisine" au centre dramatique de la
Courneuve en 1999, comédienne musicienne dans un spectacle de Jean
Maisonnave en 2000 et a participé au groupe et spectacle "La
Tangente" avec Rachel Pignot, Sylvain Tardy, Geoffrey Bouthors et
Olivier Andrys. Avec une voix douce, mélodieuse et aérienne, elle nous
présente ses propres chansons pleines de fraîcheur. Rêveuse, amoureuse
de la vie et d'un Robinson, elle se compare à "une île ",
se revoit petite fille après l'école savourant avec gourmandise ses
"Pains au chocolat ", se remémore les hivers et le
calvaire de cette "cagoule " qu'il fallait enfiler. Mais
ces souvenirs sont aussi ceux de la tendresse, de l'amour de parents qui
nous conduisent dans la "cour des grands". Julie Rousseau à l'âme
romantique ("Les poupées de faience " d'Arnaud Roman) et
le cœur en sucre ("Ainsi vont ") et sait nous faire
fondre. Elle est joliment et justement
accompagnée de son piano et de Geoffrey Bouthors (guitares) et Aurélie
Verrier (violoncelle). Légère et délicieuse !
F.P.
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"Square
Saint Amour"
Autoproduit 12 titres
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N° 153 - Mars 2007
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Le Square Saint-Amour est une place de Besançon où s'est
fixé en 2000 cet ACI vizillois. Véritable artisan, il est doté d'une
solide formation de trompettiste qui oscilla entre classique, orchestre
symphonique et jazz. Puis, travail de la basse, de la guitare et du
clavier qui ouvre naturellement la voie sur l'écriture et la scène en
2002. Nourri des grands anciens, en particulier de Nougaro et de son art
d'accommoder jazz et chanson. En petite formation
guitares-contrebasse-percussion, il chante l'amour, le couple, des voyages
faits ou à faire, voire des sujets qui touchent là où ça fait mal
telle cette revendication en faveur des soldats embrigadés. Amour, mais
aussi et surtout humour et dérision que ce dur réveil un lendemain de
cuite, ce personnage répugnant sous des dehors de séducteur ou cette
transposition incongrue en une vieille horloge de gare. Tout juste
trentenaire, il possède déjà l'art consommé de mélanger habilement
les genres, ambiance feutrée d'un club de jazz ou groove d'un reggae,
douceur d'un soupçon d'harmonica ou guitare rock d'un pop électrique.
J-P.C.
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"Un peu de poésie"
Autoprod. -
5 titres
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N° 86 - Février 2001
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Amoureux de Jazz, ne cachant pas ses influences parmi
lesquelles on trouve Michel Legrand, Vian et Nougaro dont il aime à
reprendre en scène quelques titres, Stéphane présente ici ses propres
textes sur des musiques de R.Brion et A.Saada. Il évoque le métro sur un
rythme syncopé ("Métropolitain"), décrit l’ambiance
chaude d’un quartier de Paris où il vécut un temps avec "Belleville",
une très belle ballade, ou nous raconte "Les funérailles de l’éléphant"
dont la musique suggère la démarche lente et chaloupée du pachyderme.
Beaucoup de vitalité, de rythme, un professionnalisme qui s’affirme, un
talent qui se confirme. Stéphane sera présent en mars à Chant’Essonne
pour notre plus grand plaisir.
F.P.
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Autoproduit
15 titres
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N° 78 - Mai 2000 |
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Un jeune auteur compositeur interprète qui ne cache pas
son amour pour le jazz et son admiration pour Vian, Michel Legrand,
Gainsbourg et Nougaro dont il reprend respectivement “J’suis snob”,
“Quand ça balance”, “L’eau à la bouche” et “Jalousie”.
Avec Alexandre Saada pour les musiques, il
nous livre aussi, dans cet enregistrement “un peu en scène, un peu en
studio”, ses propres compositions qui doivent beaucoup à ses différents
inspirateurs. Retenons “Je veux t’écrire, je t’aime” et
“Belleville” pour leur écriture et “Les funérailles de l’éléphant”
pour la construction mélodique. En scène, Stéphane Roux, c’est du
rythme, du swing, beaucoup de vitalité
et le soutien d’une formation jazz (très copieuse sur ce disque)
qui comprend cuivres, percussions et chœurs. A découvrir.
F.P.
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"Je
t'écris" ©
MR02 -
Autoproduit
14 titres
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N° 155 - Juin 2007 |
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Après avoir passé sept
années au sein du groupe Paul et Robin dont elle était la voix et l'âme,
Marion Rouxin s'est lancée depuis peu dans un projet personnel accompagnée
de Edouard Leys (piano), Eric Doria (guitare,basse) et Stéphane Stanger
(batterie). Le disque s'ouvre avec "Je t'écris", marque
du désir et de l'obsession d'écriture. On retrouve évidemment au fil de
l'album, le chant de Marion, impressionnant, troublant, tour à tour
caressant ou violent, mélancolique, drôle, ironique pour des chansons
intimistes ("La pluie ") ou sarcastiques comme ce ("Derrière
toi ") avec l'histoire inquiétante de cette amoureuse pyromane.
Marion chante entre rage et fougue son amour des "Hommes "
ou mélange corps et mots dans les sensuels "Contre le divan"
et "Ton horizon". Passant d'un univers à l'autre, elle décrit
de façon surprenante l'univers glauque des "Assedic "
pour finir sur des accents de révolte, conte la fable étrange de ce
"Sage", errant entre mutisme et oubli, qui ne sait plus
parler. Avec "Hors toi", elle tente de pénétrer la
"bulle" de l'être aimé pour en découvrir les intimes secrets
ou cultive avec délectation "L'ennui". Enfin pour clore
ce disque, un portrait tonique plein de folie et d'humour ("Je
suis") et un trésor de tendresse et d'amour maternel avec la
belle "Suzette ". Des chansons qui augurent d'une
prometteuse carrière solo pour cette artiste talentueuse tant par
l'interprétation que par l'écriture. Après l'énigmatique patronyme de
Paul et Robin, Marion Rouxin s'est enfin décidée à nous révéler sa
propre identité, un nom qui marquera de son empreinte la scène chanson
actuelle ! Eblouissante et surprenante Marion !
F.P.
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Autoproduit 6 titres
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N° 152 - Février 2007 |
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Après avoir passé sept années au sein du groupe
Paul et Robin dont elle était la voix et l'âme, voilà que Marion Rouxin
décide de se lancer dans un projet personnel accompagnée de Edouard Leys
(piano), Eric Doria (guitare,basse) et Stéphane Stanger (batterie). On
retrouve évidemment le chant de Marion, impressionnant, caressant ou
violent, mélancolique, drôle, ironique pour des chansons intimistes
("La pluie ") ou sarcastiques ("Derrière toi ").
Elle chante entre sensualité, rage et fougue son amour des "Hommes
" ou décrit de façon surprenante l'univers glauque et étrange des "Assedic " pour
finir sur des accents de révolte. Enfin pour clore ce petit disque, un trésor
de tendresse et d'amour maternel avec la belle "Suzette ".
Quelques chansons qui augurent d'une prometteuse carrière solo pour cette
artiste talentueuse tant par l'interprétation que par l'écriture. Après
l'énigmatique patronyme de Paul
et Robin, Marion Rouxin se décide à nous révéler sa propre identité,
un nom à retenir. A redécouvrir !
F.P.
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Démo 5 titres
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N° 90 - Juin 2001
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Pianiste et chanteuse, accompagnatrice de Paule-Andrée
Cassidy, cette Québecoise auteur compositeur et interprète nous offre
ici quelques chansons dont une de sa composition, les autres étant
signées Leclerc, Brel et Prévert Kosma. Une belle voix mais un manque
évident d’assurance et d’énergie. On attend d’autres
enregistrements avec ses propres compositions.
F.P.
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RG01/1/1 9 titres
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N° 133 - Mai 2005
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La recette de ce Royal GoulasCh est un cocktail de
musiques festives, baptisées un peu hâtivement swing ou
rock-musette mais qui plus subtilement prennent des allures de
musique foraine ou de cirque, des accents slaves, qui viennent
relever des textes joyeux, ironiques et critiques ou l'humour
croise la fable sociale. Leur propos, sans se prétendre de la
"grande chanson à texte" - Mais est-ce vraiment le
but de ce jeune groupe ? est poétique
("La petite reine "), plaisant, joue habilement des
mots ("Tuba ") tandis que leur message, avec légèreté
et fantaisie, sait se faire dénonciateur de nos renoncements,
nos faiblesses, nos lâchetés ("On est con ",
"La chanson du salaud "). Mais l'essentiel tient ici
surtout dans leur
énergie, celle qu'ils savent déployer sur scène et que l'on sent pointer le bout de son nez
dans cette petite "mise en boite". Saluons donc le
travail de Nicolas Arnould (chant accordéon), Aymeric Boissay
(percussions), Patrick Sainton (Clarinette) et de Matthieu
Ridolfo (chant, guitare). Festif, vif, plein de fraîcheur et
de dynamisme, un groupe à déguster en concert plutôt qu'en
conserve (même si celle-ci est de qualité) comme tous les
bons plats. Bon appétit !
F.P.
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Troisième album pour ce groupe périgourdin qui propose
une chanson fort énergique mêlant rock, java, accents Yiddish, ambiances
foraines et musique de cirque. Ce qui frappe d’abord est la sonorité
toute particulière de leurs titres et cette alliance de banjo, guitares
(Etienne Vitté), Hautbois et didjeridoo (Vincent lacou) et d’accordéon
(Michel Glasko) sur lesquels s’élève rauque, puissante, déchirante la
voix de cet “ours” de Patrick Ochs. Avec eux, entrons dans le cirque de
l’univers conduit par un inquiétant ”Monsieur Loyal” pour des
chansons fantasques et pourtant réalistes, volontiers engagées, dont l’ironie
mordante fustige l’horreur économique (“L’appel de la cloche”),
la guerre (“Demain, je m’en
vais à la guerre”) et l’exclusion (“Le bout du banc”).
Nous emportant dans un tourbillon musical, les comparses de Rue de la
Muette savent aussi calmer la tempête pour une poignante évocation de “La muette à Drancy”
et un hommage à ce “Disparu”
victime d’une autre barbarie. A la fois sombre et joyeux, noir et
jubilatoire, ce disque confirme le talent de ce groupe et son originalité
dans cette mouvance actuelle de la “chanson-rock”. Une totale
réussite !
F.P.
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""Après la fête"
LFB 050
Prod. France Bleu Périgord
Distrib. Mélodie
Ed. "Le Loup du Faubourg"
12 titres
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N° 94 - Novembre 2001
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La première chose que l’on
remarque c’est d’abord la voix rauque, celle de Patrick Ochs, auteur
et compositeur du groupe, très basse, étonnante, de prime abord
dérangeante. "Rue de la muette" est un curieux mélange d’influences
qui vont de Gainsbourg, Vian et Brel dont ils reprennent "Les
bourgeois" en passant par le blues d’un Tom Waits, la java et son
accordéon, le rock, les musiques yiddish ou tziganes et celles du cirque.
Sur un rythme parfois endiablé, dans une ambiance festive et
surchauffée, ils nous content des histoires de bars, de fêtes, de
dérives existentielles. Un cocktail explosif et surprenant, mais assez
tonitruant.
F.P.
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