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"Fête
foraine" Distribution Productions Spéciales 12 titres
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N° 142 - Mars 2006 |
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Déjà une dizaine d'années que ce
groupe virevolte ses chansons de bars en festivals. Il nous présente
aujourd'hui son 4ème CD. Emmené par le fondateur historique
et leader David "Haddog" Hougron (chant, guitares, harmonica, banjo), après diverses formations, à
présent le groupe c'est aussi Karim Bennami (batterie et percussions),
Karine Germaix (accordéon) et Morvan Prat (contrebasse et guimbarde).
Entre chansons "bastringues" et chansons traditionnelles, d'une
énergie rock incontestable, ça fleure bon le pavé des faubourgs
parisiens mais aussi le folklore anglo-saxon, breton ou des pays de l'est.
Ils font tourner les manèges de la fête foraine, draguant Irma la
cartomancienne ou zieutant jongleurs et bonimenteurs dans l'odeur alléchante
du vin chaud de vielles marmites en cuivre. Le groupe révèle une
formidable énergie communicative, enthousiasme débordant qui entraîne
le bon Tonton Georges dans la tourmente d'une belle reprise endiablée de
"Celui qui a mal tourné ". Exercice qui nous démontre,
s'il en était besoin, que les bonnes chansons du répertoire ne nécessitent
pas d'être "copiée/collée" mais se modernisent avec bonheur
!! Même si plusieurs auteurs s'y collent, on retrouve invariablement en
filigrane la patte de Brassens, tel ce florilège de gros mots (tiens,
tiens ! "Pupazzi de pacotille "), quand l'amitié prend
l' quart ("Les joyeux drilles "), quand la pub régit le
quotidien ("J'arrête, j' vais grossir ") ou quand un
moustique nous pourrit la vie ("Le moustique "). Qui se
plaindrait d'une telle écriture ! Humour, tendresse et bonne humeur, voilà
un trio gagnant !
J-P.C.
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Autoprod.
- Association les 3 AC
14 rue de la Barbinais - 44100 NANTES
(
02 40 73 17 14
e.mail : les3ac@free.fr
17 titres
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N° 93 - Octobre 2001 |
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Un groupe qui écume les bars et les festivals et qui,
avec contrebasse, guitare, mandoline, “tin whistle” et accordéon
prend tour à tour les accents bretons, irlandais, des pays de l’Est et
même ceux des faubourgs parisiens. “ça
sue, ça braille et ça tape du pied ”.
F.P.
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"En attendant les caravanes" ©
YEL 501628
- Prod. "Salut O" Distrib. Yelen Sony 16 titres
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N° 90 - Juin 2001 |
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“Déployons
notre jeunesse, sa fougue et son chahut, sa rage et sa tendresse”, tel
est le cri de ralliement de ces saltimbanques, chanteurs, musiciens et comédiens
qui ont gardé de la rue où ils ont fait leurs premières armes, la fraîcheur,
la spontanéité, le sens de
la fête et du spectacle vivant. Ce disque restitue à merveille
l’alchimie qui fait que La Rue Kétanou séduit autant un public jeune qui se presse à leurs concerts que les “ aficionados ”
de la chanson, un mélange de musiques festives aux influences diverses
(reggae, musique slave ou gitane, rap…) et une authentique chanson à
texte. Bien plus que sur scène où l’énergie occulte parfois les
subtilités de leur poésie, le disque fait ici place au texte et aux voix
respectives de Florent, Mourad et Olivier. Signant, tous trois, textes et
musiques dans une belle complicité, ces baladins nous emportent dans un
joyeux tourbillon au rythme des guitares et de l’accordéon On retrouve
bien sûr les morceaux emblématiques que sont “La Rue Kétanou”,
“Les mots”, “Où je vais”, “Mohamed” avec son
anti-racisme, “Pépé” et ses accents de chant de marin, “L’ardoise”
et son ambiance de bistrot ainsi que d’autres comme “La fiancée
de l’eau”, “Exil” ou “Le clandestin”, poèmes
vagabonds et bohémiens, portés par la voix de Florent Vintrignier,
rocailleuse, vive et déchirante. Chaleureux, fraternel, se moquant des
frontières, tonique, coloré et métissé, le trio de la Rue Kétanou
inspire une sacrée joie de vivre. Souhaitons pour eux comme pour nous que
les sirènes du succès ne les écartent pas des “Chemins de la bohème”.
F.P.
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Autoproduit 6 titres
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N° 132 - Avril 2005 |
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Ce vrai groupe de "rock acoustique" s'est tout récemment formé
autour du leader V. Pérez qui délaissa alors ses créations en solo
interprétées depuis une dizaine d'année. De formation classique
guitares-basse-batterie, une voix à l'énergie débordante et des textes
vindicatifs très originaux, le groupe déverse son trop plein d'adrénaline
pour nous conter les histoires déjantées de "Jo" et
"Marie-Jo", du béton de Paname ("Babylone Square
Garden") aux guinguettes et autres bistros ("Bar des
fleurs"), le temps de refaire le monde un soir de cuite ("Réveillon").Vraie découverte à écouter sans faute.
J.P.C.
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"Fille
du vent"
Autoproduit 10 titres
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N° 143 - Avril 2006 |
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Installée en Ardèche,
cette artiste qui a partagé l'aventure du collectif de chanteurs rhônalpins
"Appels d'Air" nous présente son travail récent avec ce troisième
album autoproduit. Elle conjugue mélancolie et humour pour une parole de
femme dans le sillage d'artistes telles qu'Anne Sylvestre, à qui on ne
peut s'empêcher de songer parfois tant dans la voix que dans
l'inspiration musicale ("Traître le temps ","Demain
tu reviens "). Il reste que cette "fille du vent "
a sa propre personnalité et son univers tout en nuances est fait de
petits instants quotidiens, de moments de tendresse ("En bas de
chez toi "), de simples regards, d'émois ("Faut-il dire ")
de portraits sensibles ("Les petites mères "),
l'univers d'une artiste simple, touchante, qui sait, entre amour, solitude
et chagrin, "Cultiver la vie " et faire "pousser des
chansons". Un disque bien enlevé qui mêle intelligence de l'écriture,
variété des mélodies qui empruntent au jazz et aux musiques de l'Est grâce
à la complicité de Jean-Sébastien Bressy, Alexandre Lussot, Serge
Fontaine et au "Tram des Balkans". Une belle rencontre !
F.P.
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"Si" ©
ITH 007 –
Distribution EPM Production ITHAQUE 21 rue
des Châtaigniers 31100
TOULOUSE 16 titres
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N° 137 - Octobre 2005 |
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Il est des disques que l’on
reçoit comme des trésors, des artistes qui sont dans la
galaxie de la chanson et de la poésie comme des étoile
filantes, libres, qui suivent leur route solitaire, sans
concession, avec comme seule exigence la lucidité du regard
porté sur le monde et sur les êtres. Bruno Ruiz est un de
ceux-là. Pour lui, l’écriture est un "impératif",
une urgence, une libération face à l’angoisse d’un monde
dévasté. Après les exhortations, les textes courts et
denses du précédent album, Bruno Ruiz revient ici à une
forme plus proche de "Nous ", à la fois
lyrique et profondément ancrée dans l’histoire, la sienne
et celle de ses frères humains. Il chante l’amour, celui du
monde, "force vivante où chaque jour m’appelle ",
celui des êtres, et ouvre ce disque en cherchant dans les
mots à nous dire "Merci ". Celui
qui "revient de loin ", d’un troublant
et émouvant voyage dans la mémoire, nous dit tout au long de
ces chansons cette peur de la mort, cette angoisse que nous
partageons tous, cette mort qui loin de nous paralyser, doit
nous pousser à "bâtir sur le chaos des pères et
l’enfance blessée ". La mémoire et la mort
sont ici, en effet,
les deux clefs de voûte de cet album que ce soit dans l’évocation
de la vieillesse ("Vers la fin "),
l’hommage aux femmes déportées au camp de Ravensbrück
("Sœurs d’amour "), la séparation
("Si tu es là demain ", "Je te
chanterai jusqu’au silence "), le suicide
("Le sommeil du jongleur "). Mais
qu’on ne s’y trompe pas, Bruno Ruiz, s’il plonge au cœur
des souffrances humaines, des questions qui jalonnent
l’existence de chacun, s’il nous dit les déchirures, les
blessures, les veilles nocturnes peuplées de doutes ("Nuit
blanche "), c’est pour mieux nous appeler à
plus d’espoir, à suivre une "Nouvelle route ",
à choisir entre "colère et utopie ".
Cette source d’espérance, il la puise dans le souvenir de
son père ("Les rouges du fond ") qui
l’a destiné à être "à jamais contre
l’injustice sociale ", il nous exhorte à
faire de même, à trouver "Des forces "
pour éclairer l’avenir, contre la chaos qu’on nous vend,
pour réapprendre à se lever. Accompagné, avec puissance et
sobriété, par Alain Bréhéret au piano, qui signe ici deux
des musiques, Bruno Ruiz nous offre un disque poignant, déchirant
et magnifique. Une merveille !
F.P. |
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"Chant Impératif" ©
ITH 010 –
Distribution EPM Mélodie Production ITHAQUE 21 rue
des Châtaigniers 31100
TOULOUSE 20 titres
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N° 119 - Février
2004 |
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Après le tumultueux
"Nous" avec sa fureur et sa poésie "prophétique",
voilà un nouvel album de cet artiste baptisé "Chant
impératif" constitué d’un ensemble de courts poèmes,
comme autant d’exhortations s’adressant autant à l’auteur qu’a
ses auditeurs. Ces brèves chansons parfois scandées avec
véhémence ou mélodieusement chantées telles des voix
intérieures déclinent des thèmes chers à Bruno Ruiz.
"Avance", "Résiste", "Hisse
l’homme" autant d’injonctions à être, à se tenir debout,
à jouir d’une vraie liberté, Oui ! "Tout est
possible" pour l’utopiste, le poète qui savoure "le
miracle de l’instant, l’être qui voyage au tempo de la vie,
qui cherche seul sa voie, qui réalise le rêve et
l’impossible". Mystique de cette cathédrale sans dieu que
célébrait "Nous", Bruno Ruiz célèbre avec ferveur la
seule force du vivant, nous invitant à embrasser les anges, à
devenir le feu ("Allume tout"), à exister pleinement.
Existentiel, voilà bien le maître mot pour décrire cet album,
tellement il va chercher au plus profond de l’être pour y
trouver la force et la fragilité qui font un humain. Evidents,
simples directs, les textes de Bruno Ruiz sont ici des
méditations sereines, des invitations à trouver notre île tout
en rejoignant l’univers, à devenir, au milieu de la foule et
du bruit, le seul être qui voyage. Pour clore cet album,
"Le chant du muséum"
renoue avec
l’inspiration du précédent album pour un long et lyrique
poème, chant d’une nouvelle fraternité, hymne dédié à
"l’éblouissant exercice de la vie". Pour cette ode inspirée
dont les accents rappellent parfois ceux de Ferré, Bruno Ruiz
a retrouvé son précédent complice, Alain Bréheret qui
l’accompagne tantôt avec force ou sobriété. D’une grande
sincérité, sensible, généreux jusque dans la solitude, fidèle
à ses intimes convictions, Bruno Ruiz est un
de ces passeurs qui tente de nous réveiller à nous-mêmes, un
bâtisseur d’utopies. Lumineux !
F.P. |
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"Nous " ©
ITH 011 - “Ithaque Production”
21 rue des Châtaigniers
31100 TOULOUSE
13 titres
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N° 94 - Novembre 2001 |
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Un disque lyrique et sobre, une poésie que l’on découvre comme une
perle rare, un joyau sans écrin dans sa pureté et sa seule force, des
mots qui roulent tels un fleuve puissant
("Thalweg”), un ouragan de larmes et de cris, chargé
de peurs, d’espoirs, de rêves et d’utopies. Sombre, tragique, Bruno
Ruiz accompagné du seul
piano d’Alain Bréhéret, de sa voix profonde et grave, nous ouvre la
porte d’un univers où se mêlent les ombres des morts, le souvenir des
déchirures et des blessures, un monde plein de ces veilles nocturnes
peuplées de doutes amers, de sang et de misère. Mais, comme pour
déchirer le linceul de ces nuits, il nous appelle
à signer d’autres mots, libres, tels des rayons de lumière, à
dessiner d’autres arcs-en-ciel , à désarmer la larme en nous (“Soyez
beaux”), à vivre de nos actes d’amour (“Nous”), à bâtir
aujourd’hui des “cathédrales sans Dieu ” pour rester des
“hommes debout”, des sentinelles d’amour. Parfois aussi, le regard
de Bruno, loin de ces visions enfiévrées et du tumultueux torrent des
mots, s’apaise pour s’abandonner alors à la seule tendresse dans de
petits poèmes courts et concis (“Marraine sereine”, “Si je
pars”, “Les petits cœurs du papier peint”). Austères, sans
artifice, dépouillées, les musiques installent les climats, soulignent
les mots et laissent la place à la seule puissance de cette écriture,
sur laquelle plane parfois l’ombre d’Aragon. Un auteur sensible,
infatigable gardien de nos lumières pour un monde sans nuit.
F.P.
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"J'aime pas l'amour " CD Promo -
Polydor/Universal Music
medias@olivia-ruiz.net
5 titres + 1 vidéo
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N° 116 - Novembre 2003 |
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Un aperçu de l’album et une
présentation de cette jeune artiste "rescapée" de la Star
Academy. Issue d’une famille de musiciens, chanteuse de son propre
groupe de rock à 17 ans, Olivia Ruiz a toujours eu des goûts peu
orthodoxes : les Têtes Raides, la Tordue, Rita Mitsouko, les Wampas.
Pour cet échantillon, on retrouve les signatures de Chet, Juliette,
Weepers Circus et de Stéphane Balmino du groupe Khaban. Un talent qui ne
se laisse pas formater et une exigence de qualité que n’a pas émoussé
son passage à la "Starac". C’est suffisamment important pour
être noté.
F.P.
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Yves Russet
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Prod. Le Ginkgo - Brauweg 19.
D-37073 GOTTINGEN
(
049 551 7708590
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"Une seule route" YR002 - Prod. Le Ginkgo
12 titres
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N° 110 - Avril 2003
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Quelques mots et quelques notes jetés par delà les frontières
pour ce chanteur francophone installé en Allemagne, qui reprend sa route,
nourri de poésie “rimbaldienne” et joue de toutes les gammes de
l’amour (“M’aimes si tu”). Voyageur solitaire, il s’arrête
un moment pour une rencontre furtive sur un quai de gare (“Un hiver
en Allemagne”) et salue d’une chanson un ami africain.
S’accompagnant seul au piano ou à la guitare, Yves Russet nous ouvre
quelques fenêtres de sa maison “qui n’a pas de nom, ouverte sur le
large”. Mais si l’écriture pour lui est une “Et vie danse ”,
elle peut quelquefois nous laisser perplexe. Un univers plein de mystère
mais parfois austère !
F.P.
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