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Enregistrement public au Forum Léo Ferré pour cette
artiste qui puise la majeure partie de son inspiration dans son enfance océane
aux Sables d’Olonne ("Ma maison sous la mer ",
"C’était comment la mer ", "Ode à
la mer "). Mais Christiane Courvoisier ne fait pas de la
chanson de marins même si elle évoque ceux ci avec beaucoup de
conviction ("SNSM "), elle partage aussi avec ses
quatre musiciens, l’amour d’un jazz mélodique, de ses douces vagues
de swing. On se laisse emporter agréablement par les accents du saxophone
de Philippe Bota, le tempo de Ravy Magnifique aux percussions, le mariage
de la flûte de P.Bota et de l’accordéon de Fred Jaupart. Alliant force
et fragilité, tendresse et mystére, Christiane Courvoisier évoque outre
son enfance, les émois et le trouble d’une "adolescente", le
diable d’homme de sa vie, plus tragiquement enfin l’univers carcéral
("L’enfant défi ") et la vie de Bessie Smith.
Pari risqué que de réaliser
en peu de temps et dans des conditions difficiles (la canicule de juin) un
tel album mais comme le dit elle même Christiane Courvoisier :
"Sillages est un objet brut et beau comme la sueur qui coulait de nos
fronts telles des gouttes d’orage...". Il est le témoin de
quelques instants de spectacle. A suivre …
F.P.
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"Résonances"
Démo
Altamar prod.
9 rue T. Tsara 75018 Paris
(
01 40 38 35 16
4 titres
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N° 97 - Février 2002 |
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Puisant son inspiration première dans son enfance
ocèane (“Ma maison sous la mer ”,
“Course au large”),
Christiane Courvoisier s’est nourrie des influences musicales et
culturelles multiples de ses quatre excellents musiciens et surfe avec grâce
sur une vague teintée de jazz. Tour à tour tendre, sensuelle,
troublante, mystérieuse, ou émouvante lorsqu’elle évoque l’univers
carcéral (“L’enfant défi”),
Christiane allie force et fragilité pour un univers tout en sensibilité.
Une belle évolution !
F.P.
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CC2001 - Démo -
4 titres
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N° 89 - Mai 2001 |
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Un aperçu de l’évolution de cet auteur interprète qui puise son inspiration
première dans la nostalgie d’une enfance océane (“Ma maison sous la
mer”, “Course au large”). Elle fait voguer ses mots sur une vague légèrement
teintée de jazz, aidée en cela par une nouvelle formation musicale qui
swingue de façon fort agréable. Une voix aux accents fragiles pour un
univers fait de pudeur, de mystère et de passion retenue.
F.P.
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"A fleur de peau"
KRYS 21 - Autoproduit
12 titres
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N° 49 - Octobre 1997 |
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12 titres dont elle est l’auteur, tous arrangés et
presque tous mis en musique par le talentueux Roger Pouly, avec des
couleurs très variées mais qui cadrent toujours parfaitement avec l’esprit
des textes. La voix est confidentielle, délicate, murmurée,
intelligente. Il est dommage qu’au mixage on ne l’ait pas mise plus en
avant, car elle est souvent couverte, et que, pour apprécier la beauté
et la subtilité des textes, il faille recourir au livret dont les
caractères extrêmement petits nécessiteraient presque l’utilisation d’une
loupe! Une mention particulière pour le très bel et très original
"Ode à la mer" et le très drôle "L’homme de ma
vie", dont la musique est d’Antoine-Marie Millet.
M.V.
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Deuxième album
pour Delphine Coutant qui se veut aussi un témoignage des rencontres
artistiques faites au cours des dernières années, qui laisse la place à
d'autres voix, d'autres regards, d'autres univers musicaux. Elle y invite
et donne ici un espace de partage et de dialogue à ces créateurs que
sont Isabelle Grimbert, Hugues Pluviose, Nicolas Jules, Erwan Coutant,
Caroline Gabard, Jean-Paull Trutet et Little John. Avec eux, elle explore
les doutes et les "clairs-obscurs" de notre condition humaine,
dans d'étranges déclinaisons de l'existence : le désenchantement avec
"pour demain ", la nostalgie
des "Hommes libres ", la gravité de toute chose ("Tout
est grave "), la douleur d'une inéluctable séparation ("La
où le vent "), les tourments de l'âme ("Comme le café
empêche de s'étendre ", ces moments où "Les mots "
ne suffisent plus à apaiser la peine. Comme pour ponctuer cette déroutante
litanie, elle y inclue une lettre de Calamity Jane à sa fille,
l'adaptation d'un conte du Caucase, histoire de la femme de guerrier
"Adaya ", l'évocation de cette sœur "Anne"
qui puise sa source dans Barbe-Bleue. Plus léger, lunaire et surréaliste,
Nicolas Jules apporte ici sa contribution avec un texte et un duo, une
histoire d'oiseaux "animaux de compagnie " et d'étoiles
filantes. Avec un piano et un violon mélancoliques, des guitares électriques
aux accents parfois rageurs, les chants complices de Isabelle Grimbert, Caroline Gabard, Jean-Paul Trutet et Hugues Pluviôse,
la voix profonde enfin de Delphine Coutant, voilà un univers musical qui
sert à merveille le climat étrange et onirique de cet album. De la
maturité et de l'originalité ! Envoûtant et troublant !
F.P.
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"A
l'air libre"
Prod. Histoires à écrire
36000 CHATEAUROUX
19 titres
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N° 155 - Juin 2007 |
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Après
"A suivre" (2001), Marie Coutant est de retour. Bien que ce
petit dernier fut enregistré et chouchouté "à la maison",
elle a su parfaitement s'entourer de nombreux musiciens talentueux, tels,
entre autres, C. Peltier à la basse et aux arrangements, M. Tahin à la
batterie, P. Chérèze et J. Larraceleta aux guitares ou encore Nathalie
Manguy aux choeurs. Avec une maturité qui est le fruit des expériences
de la vie dans tout ce qu'elle présente de joie et de soucis, en femme généreuse
et volontaire, notre ACI berrichonne puise dans ses "histoires à écrire",
ses souvenirs de voyages ("Peuples ") faits d'engagement
et de révolte fraternelles en faveur de peuples lointains, justement tempérés
par une poésie jamais démentie. Mais, comme le dit à juste titre J.
Beaucarne dans une des nombreuses et courtes illustrations insérées
entre les chansons : "la poésie n'est pas que belle, elle est
rebelle !". Voix claire, sensible et chaleureuse, tour à tour
nostalgique, caustique ou ironique, elle nous invite à découvrir un peu
plus ses secrets les plus enfouis. Si les guitares sont plus présentes
que par le passé, les arrangements précis n'en sont que plus subtils
pour souligner cet enthousiasme communicatif. Notons qu'elle tourne
toujours, en parallèle, un spectacle pour enfants "Lili, la sorcière
blanche". Nombreuse scènes, quelques TV spécialisées-chansons (si,
ça existe !!), artiste à suivre disions-nous ? Et bien suivons-la !
J-P.C.
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"A vivre...sur scène"
Démo
Histoires à écrire
11 titres
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N° 107 - Janvier 2003 |
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Du bon sentiment et des musiques plutôt enlevées. Saluons la présence d’Arnaud
Méthivier à l’accordéon ainsi qu’une reprise, certes trop courte,
de «Fanzine» d’Imago. Bien que pavé de bonnes intentions, ce n’est
tout de même pas un enfer. Les amateurs apprécieront, il y en a, je le
sais !
R.L.
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"A vivre" ©
ESP 0010 - Euroscène prod.
11 titres
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N° 82 - Octobre 2000 |
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Plein de fraîcheur et de tendresse, d’humanisme et de
fraternité, ce disque de Marie Coutant est comme une bouffée d’air
pur, une brise vivifiante sur cette campagne à laquelle Marie est tant
attachée. La voix est claire, sensible, chaleureuse, bien placée sur des
rythmes d’une grande diversité et des musiques intelligemment
métissées. S’accompagnant à la guitare, elle est assistée d’un duo
de musiciens remarquables, Arnaud Méthivier à l’accordéon et Cyrille
Pelletier à la basse qui signe trois mélodies dont deux avec Marie.
Coté écriture, on passe avec le même bonheur de la tendresse (“Le
tour de ma maison”, “Huis clos”) à l’engagement et la révolte
(“Le chant des hommes”, “Côté jardin, côté cour”, “Un jeune
clochard”) ainsi qu’à la pure rêverie (“Je fabule”). Le disque
d’une femme généreuse et volontaire, une joie et un enthousiasme
communicatifs. Un disque “à vivre”..
F.P.
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"Côté jardin, côté cour" Autoproduit
- Prod. Histoires à écrire
8 rue Danton - 36130 Déols
02 54 34 74 15 4 titres
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N° 54 - Mars 1998
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4 titres d’auteur-compositeur. Une bonne voix légère,
des chansons sympas, de bons textes.
J’aime bien “Je fabule”. Ensemble
intéressant.
M.V.
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"Echantillons de Couturier"
Démo - Karine Giacomi
10 rue Ste Thérèse
13004 MARSEILLE
(
04 91 84 64 30
06
15 22 81 42
5 titres
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N° 92 - Septembre 2001 |
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Excepté “V’la qu’elle me quitte”, une
chanson où l’artiste s’inspire avec justesse des intonations de Brel,
les autres titres sont tirés de l’album “Gasconnades” (déjà
chroniqué dans notre numéro 84). C’est l’occasion de reparler de cet
A.C.I original, joueur de mots, à la fois grave et insolent, troubadour
et escrimeur de rimes. Drôle, malicieux, tendre, habile et mélodieux.
Ecoutez une vraie différence
F.P.
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"Gasconnades..."
TB02 -Autoprod. - 15 titres
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N° 84 - Décembre 2000 |
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Désinvolte, ironique, avec un sens aigu de la
provocation, cet habile joueur de mots distille ses textes incisifs ou
tendres sur de belles mélodies chaloupées et les accords de blues de sa
guitare. Original, ce drôle de sculpteur de phrases use et abuse parfois
des calembours (“Il faut tourner l’Apache”, “A votre
bunker, m’sieurs dames”, “Parmi les fous..., j’erre”).
Qu’importe, quand on aime, on ne compte pas !
F.P.
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"Métro"
Autoproduction
11 titres
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N° 155 - Juin 2007 |
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Quand 2 guitaristes
bretons, Bob et Dom, rencontrent par hasard, dans le métro, Adrian un
accordéoniste roumain, il n'en faut pas plus pour être repéré par
l'espace musical de la RATP. La rue et ses animations, puis la route des
cafés-chansons et autres festivals s'ouvrent pour nos 3 lurons. Inutile de préciser que le trio ne suscite pas la morosité
et la monotonie. La rue, les bistrots, la clope et la casquette, entre
Arno le glauque et le swing chaleureux de Trénet le feu-follet, leur
univers déjanté est rempli de bon sens puisant aux sources de nos soucis
quotidiens à la faveur de réflexions saugrenues.
J-P.C.
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Voilà enfin un aperçu conséquent du travail original de cette chanteuse
et musicienne d'origine bretonne qui découvrit très tot la scène en même temps que la harpe et qui s'est nourri
autant de Piaf et Bobby Lapointe ou Renaud que de Mozart et Fred Astaire.
Singulière, elle nous invite
à visiter "Paris en septembre " regrettant évidemment
que la mer n'y vienne pas jeter ses vagues. Tout en délicatesse et
tendresse, légèreté ou ironie, comme son aînée en chanson Anne
Sylvestre à laquelle on peut songer parfois ("Fafa est radine ",
"Les chaussures"), Cristine sait nous toucher comme dans
le portait de son "Grand-Père" ou celui de cette "Marie
", qui vit sa vie trop douloureuse avec un cœur d'enfant. Elle
nous fait partager avec
sourire l'aventure d'une future maman ("Premier rendez-vous
"), s'extasier sur son "Petit homme ", mais peut se
changer en "Séductrice " ou nous emporter dans un frémissement
de cordes vers le "Sud
". Avec sa voix chaude et sensuelle, au son des arpèges
cristallins de la harpe, de la guitare de A. Rüest, de l'accordéon de
X.Dival, du violon de F. Landreau, de la contrebasse de X. Lugué ainsi
que des percussions de A. Volson, tout le talent de cette artiste tient
dans une très belle et subtile alchimie, de la magie avant toute chose !
F.P.
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Un aperçu trop bref du travail original de cette chanteuse et
musicienne d'origine bretonne qui, en dehors du temps et des modes, d'une
voix chaude et sensuelle, soulignée par une harpe celtique nous invite,
oh surprise ! à visiter "Paris en septembre ". Tout en délicatesse
et tendresse, légère, rêveuse comme son aînée en chanson Anne
Sylvestre à laquelle on peut songer parfois ("Fafa est radine "),
Cristine sait nous faire frissonner, nous toucher comme dans ce voyage
onirique au cœur de "La nuit " qui s'ouvre avec les
seuls arpèges cristallins de sa harpe et de la guitare de A. Rüest pour
nous transporter crescendo au son de l'accordéon de X.Dival qui ouvre la
voix au violon de F. Landreau, à la contrebasse de P. Tardivel et aux
percussions de A. Volson pour finir dans un frémissement de cordes, un
morceau magistral qui résume tout le talent de cette artiste qui a déjà
remporté le Grand prix du Centre de la Chanson, celui du Public et de la
SACEM au concours 2004 de "Vive la reprise". De la magie avant
toute chose !
F.P.
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"Iris"
Prod. La Femme Foetale
ReVel 6 titres
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N° 102 - Juillet - Août 2002
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Un mariage
étrange entre chanson et électronique. Entre samplers, sons travaillés,
voix réarrangée, rythmes des machines, Vincent Cros flâne avec une
certaine élégance sur ces nappes mécaniques et mélancoliques, entre
petits bonheurs et grande déprime. Malgré la qualité du travail, le
soin apporté à l’écriture («Du sublime à l’immonde»), je
ne peux m’empêcher de trouver l’ensemble empreint d’une certaine
froideur, noyé par les artifices techniques. Mais ! Peut-être
est-ce l’avenir ? A vous de voir !
F.P.
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"Chansons
des deux mains" YC01 - Musiques du soleil 10 titres
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N° 114 - Septembre 2003
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Animateur à Sud-Radio, trompettiste, auteur, compositeur et interprète,
Yvan Cujious a pu, grâce au prix remporté aux rencontres Brassens de Sète,
réaliser ce premier disque. Avec cette voix qui nougarote et la pointe
d’accent qui le caractérise, on n’évitera pas les comparaisons
d’autant que celui-ci aime à faire swinguer musiques et mots. Il ne
renie pas cette filiation, évoquant la ville rose ("Cité pas
toulousain ") mais s’affirme aussi malicieusement héritier
de Brel ("Sur la route du bonheur "). Habile
jongleur, une rime à l’envers, une rime à l’endroit, il croque le
portrait de vieilles qui "critiquent en tricotant "
ou chante l’hymne des "Fauchés ". Mais ce clown sait
aussi être tendre et nous conter la belle histoire d’amour d’un
"pont et d’une passerelle ". Avec la complicité de
Thierry Ollé au piano, voilà un mariage réussi et réjouissant de jazz,
de chanson, d’humour et de poésie et si, comme l’affirme l’auteur,
il "vend du vent dans les chansons ", celui-ci est
vraiment vivifiant et rafraîchissant.
F.P.
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Régis Cunin
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13 rue des jardiniers - 54800 CONFLANS
(
03 82 33 50 10
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"Chansons bancroches"
APM9903 - Autoproduit 13 titres
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N° 70 - Septembre 1999
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L’écoute de ce CD suffit à nous faire admettre ce
nouveau mot de la langue française qu’est l’épithète “bancroche”
comme irremplaçable. Plein d’idées originales et farfelues, Régis ne
se prend pas au sérieux et on accepte avec lui d’aller à la chasse au
dahu, d’écouter son baratin de charlatan, de danser le bibop avec Lola
et de prendre un cours de langage châtié. Meilleur auteur qu’interprète,
Régis Cunin réussit cependant à nous étonner et il n’est pas
impossible qu’il soit meilleur sur une scène.
M.V.
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